“ « Quel beau jardin ! » s’écriat-il. De l’endroit où il avait fait halte, toute la basse Alsace étendait devant le grand Roi, de Saverne à Wissembourg, entre la ligne bleue des Vosges et le Rhin, dominés par la flèche de la cathédrale de Strasbourg, ses vertes prairies, ses champs de blé, ses houblonnières, ses vignes, ses forêts, ses routes plantées de quetschiers et de cerisiers et, ramassés dans la verdure, ses villages aux toits rougeâtres : toute sa magnificence et toute sa douceur. Ce n’est pas une vaste province, que l’Alsace. ”
Alsace
Définition et enjeux
L’Alsace, région frontalière entre la France et l’Allemagne, incarne un mélange de traditions, de paysages et d’identités. Des auteurs comme Paul Acker célèbrent sa beauté naturelle, tandis qu’Édouard Schuré souligne son héritage militaire, associant son histoire à des figures comme Hoche ou Kléber. X.
Marmier, lui, dénonce ses enjeux économiques et politiques, illustrant les tensions entre deux mondes. Charles Grad, enfin, en fait un pays bénit, où s’unissent traditions et modernité. Ces visions diverses révèlent une Alsace à la fois géographique et symbolique, liée à des thèmes comme le Rhin, les Vosges ou Strasbourg.
Citations sur “Alsace”
Edouard Schuré,
Revue des Deux Mondes
“ La légende de l’Alsace française est toute militaire. Elle se rattache à ces beaux types de jeunes généraux qui ont commandé tour à tour et combattu côte à côte dans l’armée du Rhin : Hoche, Marceau, Kléber, Desaix sont restés dans le souvenir des Alsaciens comme les incarnations de la patrie, les images vivantes de la France qui, dans cet âge terrible, mais héroïque, ravit son cœur et subjugua son âme. Gloires pures au ciel sanglant de la révolution, ces quatre figures n’ont fait que grandir dans la perspective de l’histoire. Elles ne perdent rien à être regardées de près. ”
X. Marmier, Revue des Deux Mondes
“ Toute cette Alsace enfin si animée, si prospère, qui joint aux poétiques traditions du passé le mouvement progressif des temps modernes, c’est là ce pays qui est de deux siècles en arrière de l’Allemagne ! et tout cela parce que l’Alsace a le malheur d’être réunie à la France, d’avoir un maire au lieu d’un bourgmestre, et de faire partie intégrante d’une grande nation, au lieu d’être régie par un prince qui donnerait quelques centaines de soldats à la confédération germanique, ou de former une petite république. ”
