Arthur de Boissieu

Élements biographiques

Portrait de Arthur de Boissieu Arthur de Boissieu,  Lettres d'un passant (2e édition… (1868)

“ Si vite qu'aillent les morts, les regrets qu'ils inspirent s'en vont plus vite encore, et on entre presque en même temps dans le repos de la terre et dans l'oubli des vivants. Si illustre qu'on ait été, l'obscurité vous reprend; si populaire qu'on vous ait dit, l'indifférence vous attend, et les flots de la mer humaine se retirent du cercueil déserté. Quand un coup douloureux a retenti parmi nous, quand la mort a frappé parmi les meilleurs et les plus vaillants d'Israël, la foule, un instant distraite, s'ouvre devant un cadavre qu'on emporte, puis se referme et continue d'aller. ”
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Boissieu Arthur de Boissieu,  De chute en chute : lettres d'un passant (1872)

“ En politique, tu le sais, je vois un but et j'y tends. Je recherche l'idéal et je pratique le possible. Je noue des alliances, je rassure les intérêts, j'apaise les divisions, et si mes adversaires viennent à moi, je leur épargne la moitié du chemin. J'essaie d'être conciliant, car la douceur est l'apanage du fort. J'évite les ruptures, je combine les rapprochements, et je garde mes principes non comme un épouvantail, mais comme un ralliement. Par-dessus tout, je tente d'agir, car l'action, c'est le signe de la vie comme la preuve de la foi. ”
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Boissieu Arthur de Boissieu,  Les vivants et les morts : IIIe série des Lettres d'un passant… (1870)

“ Chaque fois que les Josués du jour passent en sonnant le long des murs, on entend la chute des pierres, les cris des aigles et la fuite des essaims.
Le livre de M. Hugo date d'assez loin pour qu'on puisse en parler maintenant sans réticences et sans crainte; dans la vie littéraire du poëte il apparaît comme une œuvre unique que rien ne faisait prévoir et que rien ne devait suivre. C'est la voix d'un cygne irrité, chantant non pas sa mort, mais ses colères. Quoi qu'il en soit, jamais d'aussi puissantes vibrations n'avaient retenti sur la lyre, augmentée de la corde d'airain.
”
Source : Gallica

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