Arthur de Boissieu,
En passant, la première à M. Thiers
(1871)
“ Ce n'est ni un chef de parti ni un chef d'État; pour le premier rôle il lui manque la foi politique, pour le second l'espace et le temps. Tel qu'il est et pour si peu dé temps qu'il soit, le public l'écoute encore, et il rallie, soit de gré soit de force, les intérêts et les ambitions : ceux qui possèdent, ceux qui espèrent et ceux qui craignent. On le sait trop : la République, en France, meurt du fait de ses partisans. Elle n'a chance de durée qu'à la double condition de convertir ses adversaires et de répudier ses adeptes. Elle personnifie la révolution et s'incarne dans le désordre. ”
