Résumé

Les patrons du radicalisme ou l'histoire lamentable de Thiers et Gambetta… (1877)

On peut comparer Gambetta à un ballon captif qui plane sur l'Elysée, mais dont l'attachée est à Belleville.
Il marche doucement, sans bruit, mais droit devant lui comme un somnambule. Lui dont l'haleine brutale fit replier sur elles, comme des sensitives, tant d'idées de liberté douce et saine il semble vouloir les ranimer sous son souffle. Souple, il se plie à propos devant les faits et les individus. Chef patient de la Révolution impatiente, il disait à son parti, quand M. Thiers et le duc Pasquier l'attaquaient personnellement : « Ne bougez pas ; moi je n'ai pas entendu ! »
Source : Gallica

Les patrons du radicalisme ou l'histoire lamentable de Thiers et Gambetta… (1877)

Je ne sais si M. Thiers entend causer les radicaux — non pas ceux qui l'entourent de leur encens — mais les autres, ceux pour qui il travaille, — je ne sais pas davantage s'il lit dans le fond de leur pensée, mais voici leur pensée, voici, dans tous les cas, leur langage, — ce n'est pas ma faute, s'il ne brille pas par l'élégance :
Thiers et Gambetta ne sont que des mannequins pour nous. Thiers a été bon pour hisser Gambetta. Gambetta est la poulie qui amènera les purs au pouvoir. Thiers et Gambetta dureront ce que dure une médecine qu'on a avalée.
Source : Gallica

Les patrons du radicalisme ou l'histoire lamentable de Thiers et Gambetta… (1877)

Il n'attend même pas la fin de la comédie et la proclamation de la République pour faire acte d'autorité. Dès dix heures du soir, quand rien n'était encore consommé, il expédiait des dépêches annonçant la déchéance de l'Empire et il signait : Léon Gambetta, ministre de l'Intérieur.
La fortune de la France succombait partout ; la France elle-même succombait et chaque Français poudire avec Shakespeare dans Macbeth : « Hélas ! pauvre patrie ! Elle a presque peur de se reconnaître. Elle ne peut plus être appelée notre mère, mais notre tombe. »
Source : Gallica

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