Charles Nisard,
La muse pariétaire et la muse foraine ou Les chansons des rues depuis quinze ans
(1863)
“ Les maris et les jobards, Les amants et les pochards Vont à la guinguette, 0 gué! Vont à la guinguette ! Lorsque le pauvre honteux Entre à la guinguette, L'ouvrier, d'un air joyeux, Lui fait sa recette; Quelques gros sous dans la main, Le pauvre dit en chemin : Vive la guinguette, 0 gué! Vive la guinguette. Les archers et les Bourleux, La gente grisette, Se dérobant aux fâcheux. Vont à la guinguette Arroser le jambonneau Avec la bière à Rousseau, Vive la guinguette, 0 gué ! ”
