Blaise Pascal,
Œuvres complètes de Blaise Pascal
“ — La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. ”
Le divertissement désigne une activité permettant d'occuper le temps libre en s'amusant, éloignant ainsi l'individu de ses soucis. Des philosophes comme Blaise Pascal l'ont analysé comme une nécessité humaine, indissociable de la condition mortelle et finie de l'être, servant à fuir l'ennui et la vacuité existentielle.
Depuis l'Antiquité jusqu'à l'ère numérique, il a évolué, passant du spectacle vivant aux médias globalisés, tout en restant ancré dans des pratiques universelles comme la musique, la danse ou les jeux. L'analyse de ses formes, de son économie et des critiques philosophiques (comme celles de Guy Debord ou Florent Schoumacher) révèle son rôle ambivalent : source de plaisir, mais aussi miroir des tensions entre la finitude humaine et la quête de sens.
Blaise Pascal,
Œuvres complètes de Blaise Pascal
“ — La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. ”
Friedrich Nietzsche1880, Le Voyageur et son Ombre Opinions et Sentences mêlées…
“ Et il est parfois vrai qu’un diable en chasse un autre, — mais c’en est alors un autre que l’on a en soi. — Voilà pourquoi il faut recommander aux malades cet autre divertissement qui semble contribuer à adoucir les douleurs : réfléchir aux bienfaits et aux gentillesses que l’on peut faire aux amis et aux ennemis. ”
Guillaume Amfrye de Chaulieu,
Poésies de Chaulieu
“ De divertissement en divertissement : Le jeu, la chasse & la musique, Le repas clandestin, le repas Mosaïque, L’Amour même en sera, si ses transports pressans Font jouer à la fin vos ressorts impuissans. ”
Charles Robert Maturin,
Melmoth ou l’Homme errant
“ Un temps viendra où, par ennui, vous éprouverez autant de désir d’entendre ces cris qu’ils vous inspirent aujourd’hui d’horreur ; vous guetterez le délire de votre voisin, comme vous feriez une représentation théâtrale. Tout sentiment d’humanité sera éteint en vous : les fureurs de ces misérables seront à la fois pour vous une torture et un divertissement. ”
Marguerite Jeanne Cordier Staal de Launay, Deux années à la Bastille : récit extrait des Mémoires de Mme de Staal… (1853)
“ Cette expérience m'apprit que ce qui rend les divertissements les plus vifs insipides pour les gens dont la vie en est uniquement remplie, c'est qu'ils perdent leur véritable fonction, qui est de reposer le corps ou l'esprit fatigué du travail. ”
“ Et ce sont des bouquets combinés. Nous assemblons, pauvres fleurs, les suppositions qui nous ont paru propres à distraire, un temps, les moins frivoles. Le tout se fane vite. L’ère des divertissements ne peut durer. ”
André Gide,
Les Nourritures terrestres
“ Oh ! oh ! oh ! oh ! cette petite volupté, qui passe ! — et qui sera bientôt passée ! — Hélas ! hélas ! je sais comment prolonger ma souffrance ; mais mon plaisir je ne sais comment l’apprivoiser. Entre le désir et l’ennui, notre inquiétude balance. Et l’humanité tout entière m’a paru, comme un malade qui se retourne dans son lit pour dormir — qui cherche le repos et ne trouve même pas le sommeil. — Nos désirs ont déjà traversé bien des mondes ; Ils ne sont jamais rassasiés. Et la nature entière se tourmente, entre soif de repos et soif de volupté. ”
P. Thorel, Satires et poésies (1851)
“ Les abus, puis l'ennui ; le dégoût, puis l'ivresse ; La misère avec l'or, l'orgueil et la bassesse, La toilette d'un bal, le deuil d'un corbillard, Un enfant qui désigne une fosse au vieillard. Panorama vivant, la foule offre une scène Où s'agite la vie édifiante, obscène, Où l'homme vers les cieux semble prendre l'essor Bientôt redevient fange, et plus inerte encor. Quand je veux fuir l'ennui, j'interroge la foule. A mes yeux étonnés un monde se déroule, Monde bariolé de ses mille reflets, Qui hurle et qui se bat pour quelques vains jouets ”
Denis Diderot,
Œuvres complètes de Diderot
“ Elle est quelquefois si lourde que c’est comme un poids qui vous tire en devant, et qui vous entraînerait d’une fenêtre dans la rue, ou au fond d’une rivière, si on était sur le bord. J’ai des idées noires, de la tristesse et de l’ennui ; je me trouve mal partout, je ne veux rien, je ne saurais vouloir, je cherche à m’amuser et à m’occuper, inutilement ; la gaieté des autres m’afflige, je souffre à les entendre rire ou parler. Connaissez-vous cette espèce de stupidité ou de mauvaise humeur qu’on éprouve en se réveillant après avoir trop dormi ? ”
Édouard Laboulaye,
Paris en Amérique
(1863)
“ Sensible comme vous êtes, il vous faut les plus grands ménagements : voyez le monde, entourez-vous, cherchez à vous distraire, l'ennui vous serait mortel. Je vous ordonne les distractions et le plaisir. ”
Étienne de Jouy,
La Galerie des femmes
“ La nature et l’habitude ayant ainsi recouvré leurs droits, ils s’empressèrent d’en faire hommage au plaisir ; le délire succède insensiblement à l’ivresse, les gémissements aux soupirs, les transports aux caresses ; une agitation convulsive prépare et termine la crise de la jouissance. ”
Xavier Marmier,
Les âmes en peine : contes d'un voyageur…
(1875)
“ Quiconque essaye de s'y soustraire est puni de cette infraction par la.satiété des plaisirs qu'il poursuit, le vide de l'esprit et l'ennui du cœur. Ceux qui, au contraire, reconnaissent cette loi et la mettent en pratique y trouvent un baume salutaire qui les fortifie. Nous nous étonnons parfois de voir la face joyeuse, d'entendre le gros rire des ouvriers, des paysans condamnés à un rude labeur. Le matin, ils s'en vont gaiement reprendre leur tâche ; le soir, après un mauvais repas, ils s'endorment sur leur couche grossière d'un sommeil paisible qui fuit souvent l'oreiller des riches. ”
Sophie Gay,
Le Mari confident
(1849)
“ Ces différentes agitations, comme toutes celles des gens du monde, prétendaient au mystère, et chacune des personnes qui en étaient atteintes ne pensait qu’à les dissimuler en s’appliquant à remplir ses devoirs de société, et même à prendre sa part accoutumée des plaisirs dont elle s’était fait des habitudes. ”
Charles Dickens,
David Copperfield
“ Que de repas passés dans le silence et dans l’embarras, en sentant toujours qu’il y avait une fourchette de trop et que c’était la mienne, un appétit de trop et que c’était le mien, une chaise de trop et que c’était la mienne, quelqu’un de trop et que c’était moi ! Quelles soirées... quand les lumières étaient venues et qu’on m’obligeait à m’occuper tout seul ! ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ Elle allait au milieu de nous, passants distraits, Toute petite avec un grand regard farouche. Le pli d'angoisse était aux deux coins de sa bouche ; Tout son être exprimait Rien, l'absence d'appui, La faim, la soif, l'horreur, l'ombre, et l'immense ennui. Quoi ! l'éternel malheur pèse sur l'éphémère ! On entendait quelqu'un rire, c'était sa mère ”
Octave Mirbeau,
Sébastien Roch
“ Quoiqu’il éprouvât, à ce moment même, une impression pénible d’abandon, d’exil, la sensation douloureuse d’être arraché à des habitudes, à des joies, à des libertés vagabondes, l’angoisse d’être emmuré désormais dans de l’inconnu, il aspira, délicieusement, à pleins poumons, l’air frais du matin. ”
Alphonse Izard, Hygiène du teint (1881)
“ Les ennuis, les chagrins, la tristesse, seront dissipés par les distractions, les voyages, les exercices corporels et les travaux modérés qui, sans trop fatiguer l'esprit ni les membres, provoquent une heureuse diversion. ”
“ Il apprenait, au milieu de ses fredaines, de ses repues franches et de ses méfaits, à connaître sous tous leurs aspects la joie et la souffrance, la misère et le plaisir, les angoisses du péril et l’exaltation de la réussite, l’ivresse grossière des nuits et l’amer déboire des lendemains, le cynisme et l’humiliation, l’emportement brutal et le remords déchirant. ”
Émile Verhaeren,
Les tendresses premières
“ Et tout à coup, la peur régna, Car l’heure exacte était perdue. Oh ! le trouble dans les maisons : Enfants joyeux et parents tristes ; Et les repas pris au hasard et les frissons Et les affres au cœur des buralistes ”
Alphonse Daudet,
Contes du lundi
“ Il y a bien dans un coin quelques visages chers, pâlis par l’angoisse et l’attente : mais combien d’indifférents, de mal disposés ! Et tout ce que ces gens apportent du dehors, cette masse d’inquiétudes, de distractions, de préoccupations, de méfiances... ”
Sibilla Aleramo traduction Pierre-Paul Plan , Le Passage, suivi de Transfiguration
“ Je m’augmente, je m’augmente de la foule brute à côté de qui je passe, des enfants que je m’abstiens de caresser, du misérable repas que j’avale froid, de toute lumière qui défaille, de toute question que je me pose, toujours plus impitoyable. ”
Étienne Arago,
L'Hôtel de ville de Paris au 4 septembre et pendant le siège…
(1874)
“ Travail suspendu, maux endurés, espérances déçues, discussions incessantes ouvertes sur tout et partout, lecture des journaux passionnés, clubs où les hommes d'énergie, les haineux et les traîtres, se font, les uns comme les autres, des prôneurs, des acolytes, des séides ; animation des esprits par la vue des drapeaux, le bruit des fanfares et des tambours, névrosisme inquiet et fiévreux des femmes, des enfants, même dans une partie de la classe bourgeoise; hygiène excitante et malsaine pour l'esprit et pour le corps, perturbation mentale visiblement grandissante de jour en jour ”
Pierre Alciette, Pitié amoureuse (1938)
“ Quelle sensation déprimante, pour un homme épris comme moi d'activité, que celle de gaspiller ainsi son temps, de mener cette existence inepte, creuse, inutile. Manger, dormir, s'étendre sur la chaise longue pour la cure quotidienne, se relever. ”
Étienne Lamy,
Revue des Deux Mondes
“ Enfin, à certains instans, l’activité même du plaisir, comme celle du travail, accable, et cette lassitude enseigne le goût et l’art du repos. C’est encore au dehors que se passent le plus souvent ces heures d’immobilité. ”
Gustave de Molinari,
Contes choisis sur l'économie politique…
(1881)
“ Je ne vois dans votre sort d'autre malheur que celui que vous vous créez. Un court sommeil, de longs travaux, une nourriture insuffisante, une chambre froide, la solitude et les soucis, ce sont sans doute des maux cruels, mais ce destin, vous vous le faites. ”
Arthur Buies,
Petites chroniques pour 1877
“ Quel jour peut servir de gage à un autre, et comment croire aux promesses d’un ciel plein de caprices furieux ? Vous quittez la ville, haletant, suffoqué, réduit par la transpiration, le manque d’appétit et le manque de sommeil, les membranes intérieures tapissées d’une poussière brûlante ; vous êtes exténué, accablé, vous vous traînez languissamment dans des rues presque désertes ”
George Sand,
Elle et Lui
(1859)
“ Les jours sont longs comme des jours sans pain depuis quelque temps, ne trouvez-vous pas ? Non, vous ne trouvez pas, vous. Vous ne connaissez pas le malaise, le plaisir qui ennuie, et l’ennui qui grise, le mal sans nom dont je vous parlais l’autre soir, dans ce petit salon lilas où je voudrais être maintenant ”
Hégésippe Moreau,
Contes à ma soeur : précédés d'un choix de poésies
(1901)
“ Mais pour bien savourer ce bonheur solitaire Qu'assaisonne d'avance un jeûne volontaire, Ne regardez jamais autour de vous ; passez De vos larges manteaux masqués et cuirassés, Car, si vos yeux tombaient sur les douleurs sans nombre Qui rampent à vos pieds et frissonnent dans l'ombre, Comme un frisson de fièvre, à la porte d'un bal, La pitié vous prendrait, et la pitié fait mal. ”
Augustine Bulteau,
Un voyage. Belgique, Hollande, Allemagne…
“ Ils cherchent à manger — comme tout le monde — puis ils se promènent, font la culbute, s’agitent : « sans pouvoir satisfaire à leurs vaines envies » — comme tout le monde encore. Mais avec cela, ils ont des préoccupations et un air à eux. ”
Anatole France,
Le Mannequin d’osier
“ La souffrance inspirait à son pauvre génie tantôt la révolte et tantôt l’abaissement. Chaque jour, vers trois heures de l’après-midi, elle sortait, roide, pompeusement parée, l’œil clair, les joues irritées, terrible, et gagnait à grandes enjambées les maisons amies. ”
Paul Féval, La Quittance de minuit
“ Elle avait repoussé son fauteuil, et de temps à autre un bâillement venait entr’ouvrir ses lèvres. Au bout de quelques minutes sa pensée quitta le domaine littéraire et revint parmi les choses de la vie. Alors sa physionomie changea ; l’ennui fit place à la tristesse. ”
Victor Guichard, Manuel de politique, par V. Guichard
“ Leurs repas ne sont pas plus joyeux, leurs nuits plus tranquilles, leurs affections plus exemptes de troubles. Tourmentée, de craintes, d'espérances; de passions et d'ennuis, leur vie ne s'élève pas au-dessus de la destinée commune. ”
René Benjamin,
La Farce de la Sorbonne
“ Ceci énoncé, commençait le temps douloureux, quatre, six, huit heures, de bâillements, de langueur, d’ennui mortel et... de jalousie à voir des pions qui ne faisaient que se promener et lire sur nos épaules avec des moues avantageuses. ”
Émile Duval, Les Gobelets du baron de Trenck (1885)
“ Par la terreur et la peine, la contrainte et le tourment, on nous rapproche comme à dessein du chagrin. Il en est de même pour toutes choses qui nous concernent. Par la nécessité, par la gêne, nous apprenons à jouir abondamment du plaisir. ”
George Sand,
Le Dernier Amour
(1867)
“ Voilà pourquoi je crains tant pour lui l’excitation du vin et des repas. Que faire pour le distraire de tout cela ? Si nous lui parlons de se reposer du travail et de voyager pour changer d’idée, il ne nous écoutera pas. ”
“ Mes journées s'écoulent tout doucement, sans plaisirs vifs, il est vrai. Il me manque une occupation de cœur ou de tête pour m’animer et donner de la saveur à la vie que je mène ici. Ces diables de repas font de vous une machine à digérer ; on n’a de temps que pour se promener dans les entr’actes ”
Henry Murger,
Revue des Deux Mondes
“ Arrive un étranger, un flâneur, qui, sans raison, pour se distraire, enlève à ce pauvre diable cette heure unique de contentement qu’il découpait en autant de parts qu’il y a de jours dans l’année. Eh bien ! il a souffert, et souffert cruellement. ”
Hippolyte Taine,
Carnets de voyage
“ Peut-être est-ce un excès, une monstruosité continue que de vivre comme nous le faisons, de tête, occupés par des projets de livres, amusés de temps en temps par un dîner en ville, une soirée, une conversation au journal. ”
George Sand,
Œuvres illustrées de George Sand…
“ Les émotions de la vie actuelle pénétrèrent dans cette vieille demeure, et toutes ces recherches surannées, tous ces débris d’une époque de plaisir et de légèreté, virent, avec terreur, passer notre époque de doutes et de déclamations, représentée par trois personnes qui s’enfermaient ensemble chaque jour pour se quereller du matin au soir. ”
Émile Montégut, Revue des Deux Mondes
“ Vous lisez, plein d’ennui et de fatigue, tel ou tel livre pétri de lieux communs, rempli de banalités, et vous êtes prêt à le jeter de dégoût, lorsque tout à coup, à l’improviste, un petit courant d’eau claire et vive jaillit subitement et abat toute cette poussière. ”
Mel Bonis,
Souvenirs et Réflexions
“ Vous connaissez des joies que les plus comblées ignorent, elles que tourmente obscurément, sous forme d’ennui, la morsure du remords. La satiété gâte leurs plaisirs, les rends écœurants dans leur monotonie. ”
Delphine de Girardin,
Lettres parisiennes
(1843)
“ Ce vague umversel est affreux. Plaisirs, devoirs, affaires, parure, tout en souffre cruellement. On ne sait qui flatter, on médit en tremblant, on sourit au hasard un peu à tout le monde, on blâme le matin ce qu'on vantele soir ; tour à tour on frémit, on espère, on lève la tète avec orgueil, et puis on haisse les yeux avec confusion. ”
Pierre-Jean de Béranger,
Œuvres complètes de Béranger
“ Et tous les nains sont foudroyés. Mais quelle image ! Non, plus d’orage ; De nos plaisirs redoutons le naufrage. Opprimés, gémissez plus bas. Que nous fait, dans un gai repas, Que l’univers souffre ou ne souffre pas ? ”
Jules Claretie,
Une femme de proie : scènes de la vie parisienne
“ Je n'aime pas ces fêtes périodiques, dont la fatalité même est banale et qui vous obligent—pourquoi?—à pourchasser la gaieté, alors que souvent c'est le repos, le calme, la quiétude que vous souhaitez. ”
Claude-Adrien Helvétius,
De l’Homme
“ Oui, dans la premiere jeunesse, lorsqu’on peut encore contracter l’habitude de penser et de réfléchir. Cet âge passé, le malheur afflige l’homme, et l’éclaire peu. « L’infortune, dit le proverbe écossois, est saisne à déjeûner, indifférente à dîner, et mortelle à souper ». ”
Maurice Magre, La Tendre Camarade
“ On a comme cela, dans la vie, des périodes mauvaises. Aucun amant, aucune amie, et même des inimitiés dans son quartier, au café où l’on va, qui contribuent à vous donner le sentiment de l’hostilité générale. ”
Auguste Debay, Hygiène des plaisirs selon les âges… (1863)
“ Le repos forcé auquel il se vit condamné, après une vie si active, porta une grave atteinte à sa santé; les désirs sensuels qui l'avaient tourmenté pendant sa jeunesse reparurent tout à coup et le jetèrent dans une grande agitation. ”
Harriet Beecher Stowe,
La case du père Tom, ou Vie des nègres en Amérique…
(1853)
“ Si nous nous reportons aux époques de notre vie où nous avons le plus souffert, nous nous rappelons que chaque heure amenait ses distractions, ses consolations, et que notre misère n'était jamais complète. ”
