Charles Robert Maturin,
Bertram, ou le Château de St-Aldobrand…
“ Va ! porte ton fils tremblant dans tes bras adultères, et fais de lui l’objet du mépris public. Pauvre créature ! l’implacable ennemi de son père le plaint, et sa mère n’en a pas pitié ! Banni par ses égaux, et condamné à la honte, une pensée amère dévorera son cœur dans la solitude et dans l’opprobre... Il dira : « Ma mère étoit une misérable ! » Imogène, tombant à genoux. Je suis une misérable ; mais qui m’a rendue ce que je suis ? Je me prosterne devant toi, comme une épouse indigne, mais qui du moins ne mérite pas ta colère ! Bertram, prends pitié de moi ! ”

