Charles Robert Maturin

Élements biographiques

Portrait de Charles Robert Maturin Charles Robert Maturin,  Bertram, ou le Château de St-Aldobrand…

“ Va ! porte ton fils tremblant dans tes bras adultères, et fais de lui l’objet du mépris public. Pauvre créature ! l’implacable ennemi de son père le plaint, et sa mère n’en a pas pitié ! Banni par ses égaux, et condamné à la honte, une pensée amère dévorera son cœur dans la solitude et dans l’opprobre... Il dira : « Ma mère étoit une misérable ! »
Imogène, tombant à genoux. Je suis une misérable ; mais qui m’a rendue ce que je suis ? Je me prosterne devant toi, comme une épouse indigne, mais qui du moins ne mérite pas ta colère ! Bertram, prends pitié de moi !
”
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Portrait de Charles Robert Maturin Charles Robert Maturin,  Melmoth ou l’Homme errant

“ Isidora couvrit ses yeux de ses mains glacées, et resta dans cette position jusqu’à ce que Melmoth même lui dît : « Hâtons-nous, mon amie. »
« Où allons-nous ? » dit Isidora sans savoir ce qu’elle disait.
— « Au monastère ruiné, ma bonne amie... à l’ermitage, où le saint homme, l’homme de votre foi nous unira. »
« Que sont devenus les gens qui nous poursuivaient ? » dit Isidora, à qui la mémoire était tout-à-coup revenue.
— « Ils ne nous poursuivront plus. »
— « J’ai vu une figure humaine. »
— « Vous ne la verrez plus. »
— « J’ai entendu quelque chose de pesant tomber dans le torrent. »
”
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Portrait de Charles Robert Maturin Charles Robert Maturin,  Melmoth ou l’Homme errant

“ Hélas ! » continua-t-elle avec ce sentiment profond d’un cœur entièrement désabusé du monde ; « et plût au ciel que je n’eusse jamais aimé que Dieu ! Que ma paix eût été parfaite et ma mort glorieuse ! Maintenant... son image me poursuit jusque sur le bord de la tombe où je me plonge pour le fuir. »
« Ma fille, » dit le père Jozé, les yeux baignés de larmes ; « vous allez trouver enfin le bonheur ; le combat a été rude, mais court, et la victoire est certaine. La palme vous attend déjà dans le paradis ! »
« Le paradis ! » reprit Isidora en rendant le dernier soupir.
”
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