Malignité

Définition et enjeux

Félix André Augustin Poujol,  Essai de thérapeutique, basée sur la méthode analytique… (1832)

“ Après une discussion assez longue, mon opinion fut goûtée ; l'enfant est évacué, des vers sont rendus, et sur le champ les symptômes de malignité s'effacent,
Que conclure? Qu'il faut être toujours en garde contre les faits qui ont été publiés et les conclusions, qu'on en a tirées ; qu'il faut les analyser soi-même : que bien souvent la malignité n'est que factice, qu'elle ne doit pas en imposer au praticien, qui n'a, en quelque sorte, à combattre que l'élément prédominant ; quelque fâcheuse ou compliquée que soit la maladie qu'il est appelé à traiter.
”
Source : Gallica

Hermann Pidoux,  Traité de thérapeutique et de matière médicale… (1836-1839)

“ C'est un mot générique qui embrasse tout et ne spécifie rien. La malignité, au contraire, est cette espèce d'ataxie qui porte sur les fonctions vitales, c'est-à-dire, dont l'exercice est actuellement et incessamment nécessaire à la persistance de la vie. Et voilà pourquoi elle a pris le nom de malignité : parce que la force qui préside à ces fonctions étant frappée directement et dans son essence, la synergie ou la simultanéité d'action qui doit régner entre elles sous peine de mort étant rompue, l'existence est prochainement et insidieusement menacée de s'éteindre. ”
Source : Gallica

Eugène Guibout,  Traité pratique des maladies de la peau… (1885)

“ Ainsi donc, Messieurs, le caractère dominant; des lésions cutanées du cancer, c'est la malignité; la malignité dans la lésion elle-même, qui est essentiellement désorganisatrice et destructrice de la peau, et la malignité pour l'état général, qui subit une perturbation de plus en plus profonde, par le fait même de l'existence d'une lésion, qui représente une diathèse implacable, et irrésistible dans son oeuvre de désorganisation locale, et d'empoisonnement général. ”
Source : Gallica

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