François-Dominique de Reynaud Montlosier

Résumé

François-Dominique de Reynaud Montlosier,  De la Monarchie française au 1er janvier 1824… (1824)

“ C'est de repousser les émigrés qu'on honore par courtoisie envers la révolution qu'on méprise, sans s'apercevoir qu'on délustre ainsi la fidélité; qu'on achève de démoraliser la France et qu'on porte le scandale dans toutes les nations ;
C'est de laisser abaisser et diffamer la noblesse, premier lustre de la monarchie, par courtoisie envers une classe bourgeoise qu'on croit gagner ainsi, et qu'on ne gagne pas du tout; sans s'apercevoir qu'on flétrit les anciennes belles moeurs de la France et qu'on fait chanceler le trône, en lui ôtant son premier appui.
”
Source : Gallica

François-Dominique de Reynaud Montlosier,  De la Monarchie française au 1er janvier 1824… (1824)

“ CORROMPRE les classes inférieures par l'appât de l'égalité et de la cupidité, corrompre la classe moyenne par l'appât des honneurs et des vanités; corrompre la jeunesse par l'appât de l'indépendance ; l'armée par l'appât de l'indiscipline; dissoudre le corps social par l'abolition des hiérarchies ; les moeurs par l'abolition de l'état de famille ; la conscience publique par le renversement de tous les principes : telle est partout la manoeuvre de la révolution. ”
Source : Gallica

François-Dominique de Reynaud Montlosier,  De la Monarchie française au 1er janvier 1824… (1824)

“ Pour cela il faut commencer par laisser indécis les principes qui lient la France à la légitimité. On parlera convenablement de cette légitimité pour le trône, c'est-à-dire pour la monarchie; on n'en parlera jamais pour le corps. On a soin de prôner un gouvernement de droit pour plaire au monarque; on prône en même temps une nation de fait, pour plaire à la révolte. Ou rit ensuite à part soi de cette amplification. On place ainsi le peuple français entre la légitimité de Louis XVIII et celle de la révolution, afin que chacun puisse choisir à son goût. ”
Source : Gallica

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