“ Mais qu’il me méprise... encore vaut-il mieux qu’il en soit ainsi que de lui découvrir la vérité. Qu’il me méprise ; si son mépris peut apaiser son chagrin, je me sentirai consolée de la perte de son estime. ”
Méprise
Définition et enjeux
La méprise désigne l'acte de mépriser, souvent lié à un jugement hâtif ou une malcompréhension. Walter Scott en fait une source de consolation, George Sand en dévoile les nuances sociales, tandis que Fr. Paulhan la relie à des confusions perceptives.
Nietzsche, dans L’Antéchrist, la dénonce comme un sentiment noir envers l'homme moderne, et Molière en fait un motif de conflit social. Jean Jaurès, quant à lui, la situe dans le cadre de l'injustice. Ce phénomène, étroitement lié à l'erreur et à l'illusion, révèle des tensions entre perception et réalité, comme le montrent les textes analysés.
Citations sur “méprise”
George Sand,
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
(1858)
“ Allons donc ! vous êtes convaincu et condamné par le démenti que vous m’avez donné, à preuve que je le méprise ! — Gardez vos mépris pour ceux qui supportent l’outrage en silence. Si je l’eusse fait, vous ne me soupçonneriez pas ! ”
Fr. Paulhan, Revue des Deux Mondes
“ Et si, au lieu d’étudier la méprise qui porte sur le mot ou qui se produit par l’intermédiaire du mot, j’avais étudié la méprise en général, j’aurais trouvé son rôle encore plus considérable. Confusions d’images, confusions d’idées, erreurs des sens et de l’esprit tiennent une large place dans la vie de l’humanité. Au moyen âge on a mal compris le sujet de certains tableaux et cela nous a valu quelques légendes nouvelles. N’y a-t-il pas là une confusion produite par des images visuelles tout à fait semblable à celles que nous avons vues sortir de l’ambiguïté du sens de certains mots ? ”
Friedrich Nietzsche,
L’Antéchrist
“ Il y a des jours, où un sentiment me vient plus noir que la plus noire mélancolie — le mépris des hommes. Et pour ne point laisser de doute sur ce que je méprise, et qui je méprise : je dirai que c’est l’homme d’aujourd’hui avec qui je suis fatalement contemporain. ”
Molière,
Œuvres complètes de Molière
“ Ne peut, sans quelque affront, souffrir qu’on la méprise. Ah ! Léandre, sortez de cet abaissement ! Ouvrez un peu les yeux sur votre aveuglement. Si notre esprit n’est pas sage à toutes les heures, Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures. ”
Friedrich Nietzsche,
Ainsi parlait Zarathoustra
“ Ô mon âme, je t’ai enseigné le mépris qui ne vient pas comme la vermoulure, le grand mépris aimant qui aime le plus où il méprise le plus. Ô mon âme, je t’ai appris à persuader de telle sorte que les causes mêmes se rendent à ton avis : semblable au soleil qui persuade même la mer à monter à sa hauteur. ”
“ Par une fatalité de plus qui s’ajoute à toutes les fatalités dont le malheureux a été victime, par une méprise de plus qui s’ajoute à toutes les méprises sous lesquelles il a été accablé, un argument allégué par lui pour démontrer son innocence, a été transformé, par l’inattention, la légèreté ou la mauvaise foi, en un commencement d’aveu. ”
Charles Dickens,
Vie et aventures de Martin Chuzzlewit
“ Que vous ayez commis une légère méprise, y avait-il rien de plus naturel, quand à tous égards vous aviez tant de raisons légitimes, des raisons bien tristes et trop réelles assurément, de trouver coupable envers vous la conduite de tout le monde ! ”
Richard Wagner,
Dix Écrits de Richard Wagner
“ Cette masse lourde et compacte effraie le regard le moins timide, et souvent on a peine à se persuader que ce n’est qu’une enveloppe trompeuse qui dérobe à l’œil le secret du beau et du vrai. Examinons de plus près les causes de cette étrange méprise. ”
“ « Je méprise ce faux sentiment que vous m’offrez ; oui, Saint-John, et quand vous me l’offrez, je vous méprise vous-même. ”
Jean Racine,
Œuvres de J. Racine
“ N’a plus...Qui vous l’a dit. Seigneur, qu’il me méprise [10] ? Ses regards, ses discours vous l’ont-ils donc appris ? Jugez-vous que ma vue inspire des mépris, Qu’elle allume en un cœur des feux si peu durables ? Peut-être d’autres yeux me sont plus favorables. ORESTE. 555Poursuivez : il est beau de m’insulter ainsi. Cruelle, c’est donc moi qui vous méprise ici ? Vos yeux n’ont pas assez éprouvé ma constance ? Je suis donc un témoin de leur peu de puissance ? Je les ai méprisés ? Ah ! qu’ils voudroient bien voir 560Mon rival, comme moi, mépriser leur pouvoir ! ”
Antoinette Des Houlières,
Poésies de Madame Deshoulières
“ Est-ce un si grand malheur de voir sa chambre vide De médisans, de jeunes fous, D’insipides railleurs qui n’ont rien de solide Que le mépris qu’ils ont pour nous ? Oui, par nos indignes manières, Ils ont droit de nous mépriser. ”
Laurence Sterne,
Œuvres complètes de Laurence Sterne
“ On pourroit pousser plus loin la comparaison, mais ce que nous avons dit suffit pour montrer combien les méprises sont illusoires et dangereuses ; combien elles sont propres à égarer et à renverser des esprits foibles, toujours prompts à se laisser surprendre à la pompe facile des cérémonies. ”
William Shakespeare,
Beaucoup de bruit pour rien
“ Je n'ai gardé si longtemps le silence et n'ai laissé un libre cours à la marche de la fortune, que pour observer la jeune personne. J'ai remarqué que mille fois la rougeur couvrait son visage, et mille fois la honte de l'innocence remplaçait cette rougeur par une pâleur céleste! Un feu a éclaté dans ses yeux, pour brûler les soupçons que les princes jetaient sur sa pureté virginale. Traitez-moi d'insensé, méprisez mes études et mes observations, qui du sceau de l'expérience confirment ce que j'ai lu. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Julie ou la Nouvelle Héloïse
“ Mais je le vois, tu me méprises comme un insensé, parce que ma raison s’égare au sein des délices : mes emportements t’effrayent, mon délire te fait pitié, et tu ne sens pas que toute la force humaine ne peut suffire à des félicités sans bornes. ”
Léon Ollé-Laprune, Les Sources de la paix intellectuelle… (1906)
“ Qu' il y ait des illusions , et des méprises , et des perversions à redouter en tout cela , qui s' en étonnerait ? On prend pour de l' action , des aspirations ; on cherche dans la pitié une forme nouvelle et exquise de sensation , on eût dit autrefois un amusement , un divertissement . ”
Charles Baudelaire,
Journaux intimes
“ Il y a des peaux carapaces avec lesquelles le mépris nest plus un plaisir. Beaucoup damis, beaucoup de gants, — de peur de la gale. Ceux qui mont aimé étaient des gens méprisés, je dirais même méprisables, si je tenais à flatter les honnêtes gens. Dieu est un scandale, — un scandale qui rapporte.XII Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, cest son génie. ”
Prosper Mérimée,
La Double Méprise
“ Sa présence d’esprit lui revint bientôt, et elle le regarda à son tour avec ce regard à la fois distrait et observateur que les gens du monde prennent quand ils veulent. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Toutes les opinions de Mme de Charrière reposaient sur le mépris de toutes les convenances et de tous les usages. Nous nous moquions à qui mieux mieux de tous ceux que nous voyions : nous nous engouions de nos plaisanteries et de notre mépris de l’espèce humaine, et il résultait de tout cela que j’agissais comme j’avais parlé, riant quelquefois comme un fou une demi-heure après de ce que j’avais fait de très bonne foi dans le désespoir une demi-heure avant. ”
Victor Hugo,
Victor Hugo. [1], 3, Poésie: Les Chants du crépuscule…
(1835)
“ Car le mépris public, ombre de la bassesse, Croît d'année en année et repousse sans cesse, Et va s'épaississant sur les traîtres pervers Comme la feuille au front des sapins toujours verts ! Et quand la tombe un jour, celte embûche profonde Qui s'ouvre tout à coup sous les choses du monde, Te fera , d'épouvante et d'horreur agité , Passer de cette vie à la réalité, La réalité sombre , éternelle , immobile ! Quand d'instant en instant plus seul et plus débile, Tu te cramponneras en vain à ton trésor ”
George Sand,
La Comtesse de Rudolstadt
“ Quelle tendresse et quel mépris t'inspirent donc tour à tour ces âmes humaines que tu viens toutes embraser de tes feux, et que tu délaisses presque toutes, pour les laisser périr dans les angoisses du regret, du repentir, ou du dégoût plus affreux encore? ”
Gabriel Sénac de Meilhan,
Trois petits poèmes érotiques
“ Puisqu’à mon gré je fous, ensemble, Le ciel, la terre et les enfers. Ce sont là, dira-t-on, des songes !!! J’en conviens ! mais, en vérité, L’homme est heureux dans ses mensonges, Il n’est mal qu’en réalité. ”
Vianesio Albergati, Les louanges de la Folie
“ Combien les sages sont fascheux en toutes les actions humaines. Si de malheur aucuns de ces sages entrent en un banquet, soudainement avec leur trop de gravité, leur pondereux propos & fascheux discours, ils le remplissent tout de tristesse, melancholie & silence. ”
Jules Maurie, Deux amours (1877)
“ Faut-il croire que ce vide affreux qui semble se faire autour de moi soit la réalité, et que les accents de ma douleur, de mon désespoir, y tombent sans jamais éveiller d'autre écho que ma plainte elle-même ? ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
E.T.A. Hoffmann - Contes fantastiques
“ Sais-tu certainement, ton esprit te dit-il avec fermeté, que tu pénétreras au fond de ce mystère ? — D’autres que toi, et en grand nombre, ont cru à leur vocation, et sont restés toute leur vie de pitoyables racleurs. ”
Claude-Adrien Helvétius,
De l’Esprit
“ Après avoir marqué les causes du mépris respectif qu’ont les uns pour les autres quelques savants et quelques beaux esprits, je dois indiquer les causes du mépris où le bel esprit tombe, et doit journellement tomber, plutôt que tout autre genre d’esprit. ”
“ Une mystification, madame, dont je pensais devoir être l’objet ridicule, si j’avais été assez sot pour vous offrir des consolations de cœur, ou vous faire de dolentes confidences, sur la mélancolie, la misanthropie, le désillusionnement de toutes choses, et autres douleurs grotesques qui, selon vous, devaient m’accabler. ”
Cicéron,
Rhétorique (''Œuvres complètes''…
“ Ce sont tous ces détails qui, dans une disgrâce quelconque, rendent votre malheur plus touchant. Le quatrième lieu fait connaître les affronts, les humiliations, les traitements déshonorants et indignes de notre âge, de notre naissance, de notre fortune, de nos honneurs passés, de nos bienfaits, que nous avons soufferts, ou dont nous sommes menacés. Le cinquième est le tableau de chacun de nos malheurs, tableau si vif et si animé, que l’auditeur semble les voir, et se laisser attendrir moins par le récit que par la vue de nos disgrâces. ”
Anatole France,
Opinions sociales
(1901)
“ Toi aussi tu te laisses séduire par des mensonges. Tu te nourris de fables grossières. Ton esprit ténébreux se repaît de ténèbres. On te trompe et tu te trompes avec une plénitude délicieuse. Toi aussi tu as des haines de race, des préjugés cruels, le mépris des malheureux. ”
Émile Augier,
Gabrielle : comédie en cinq actes et en vers
(1850)
“ Le mensonge assidu qu'un regard déconcerte, L'angoisse du bonheur, la faute découverte, La douleur d'un époux par l'outrage ennobli, Un mépris accablant, un pardon sans oubli, Et l'éternel soupçon au nom de l'ancien crime. ”
George Sand,
Histoire de ma vie
“ Faisant bon marché de moi-même et de ma propre douleur, je me dis que mon livre serait peu lu et ferait plutôt rire à mes dépens, comme un ramassis de songes creux, qu’il ne ferait rêver aux durs problèmes du doute et de la croyance. ”
Jean Baptiste Duchaine, Nouvelle relation de l'apparition miraculeuse de la sainte Vierge à deux petits bergers sur une montagne de la Salette… (1847)
“ Quelque désespérée que paraisse notre cause, défendue par vous, elle ne peut être perdue. Nos misères nous font recourir à vous avec contiance; nous savons que votre pitié pour nous augmente et s'accroît en proportion de nos péchés. Nous sommes coupables, mais rien n'égale votre clémence. Hélas! les ténèbres profondes de l'erreur et du mensonge nous environnent de toutes parts : faites luire à nos yeux un de ces rayons lumineux qui éclairent les hommes et triomphent de leur insensibilité. Prenez en main notre conversion, ô vous qui aimez à chercher les pécheurs et à les secourir !. ”
Poésies, chansons (1842)
“ Ah 1 sans le cœur, sans la tendresse, Tout est mensonge et vanité. Ah ! quand d'un cœur part la lumière Qui fait briller un nouveau jour, Notre âme s'emplit de mystère, De parfum , d'espoir et d'amour ! Quand vient le soir , notre vieillesse Se réchauffe à cette clarté , Et nous disons : Sans la tendresse, Tout est mensonge et vanité. Goûtons les minutes données ; Ne creusons plus le mot toujours ; Laissons dormir nos destinées , Aux flots murmurans de nos jours, Aimons beaucoup : c'est la promesse D'un ciel rayonnant de bonté : Et répétons : Sans la tendresse Tout est mensonge et comte. ”
“ Jamais ton cœur ne s’étant repenti, Tu vas, émerveillant la foule qui s’empresse ; On adore à genoux ta grâce enchanteresse, Et tu ne souffres pas, — et ces gens ont menti. D’autres ont le secret de la douleur humaine. ”
Henri Duclos,
Voyage à travers les malentendus…
(1891)
“ Notre vie se trouvant composée de contrastes , on en verra ici un grand nombre , où l' on dirait deux plateaux d' une balance qui montent et baissent alternativement , et qui portent l' un des joies , l' autre des pleurs . La déception y est la note dominante , quoique tout y soit fondu dans quelque rire et à travers un peu de gaieté renaissante . ”
Alexandre Dumas,
Gabriel Lambert
“ Sensations délicieuses, sans doute, dans l’état ordinaire de la vie, et quand l’existence de cet être est le résultat des conditions de la société ; sensations douloureuses, amères, terribles, quand chaque tressaillement rappelle la faute et présage le malheur. ”
Renée Dunan,
Le Stylet en langue de carpe
“ Mais, lorsqu’on se méfie, votre méfiance engendre des fantômes, et c’est bien comme cela que les gens prédisposés à la folie de persécution voient les faits quotidiens enjoliver et nourrir leur manie. ”
Samuel Richardson,
Histoire de Miss Clarisse Harlove
“ Je me flatte seulement que le mal vient de la confusion et de l’embarras de votre dernière disgrace, plus que d’une redoutable tristesse, qui peut produire des effets dont la seule idée me fait frémir. ”
Charles Moutte, Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)
“ La misère, c'est ta famille, La honte et les pleurs et la tàim. Mais quand tu pleures, sache taire Tes souffrances et ton effroi. C'est le destin de la misère, Résigne-toi ! Point d'amante, point de maîtresse, Qui te ravive sur son cœur. La fortune, hélas ! ne caresse Que le riche au regard moqueur. Point d'amour dont le doux mystère Donne l'espérance et la fui. C'est le destin de la misère, Résigne-toi! Point de cœur qui t'aime et console Ton désespoir, pas même Dieu ! Tu mourras sans une parole, Sans un regard, sans un adieu. Pas une âme qui te soit chère N'accompagnera ton convoi. ”
“ Je suis moralement sûr que cette lettre ne vous inspirera que du mépris ; vous ne la trouverez même pas digne de votre colère. Mais qu’importe à l’homme qui tombe dans un abîme une pierre de plus ou de moins dans le fond ? Vous me considérerez comme un fou, et vous ne vous tromperez pas. Eh bien vous me plaindrez peut-être en secret, car vous ne pourrez pas douter de ma sincérité. Quelque humble que la piété vous ait faite, vous comprendrez peut-être l’étendue de mon désespoir ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Les affinités électives
“ On cède à un mouvement d’impatience, on cède à un caprice et on se croit malheureux ! Calmez votre impatience, domptez votre caprice, et vous vous applaudirez d’avoir laissé exister ce qui doit être toujours ! ”
Laurence Sterne,
Vie et opinions de Tristram Shandy
“ La vérité qui passera par votre bouche, ne sera plus qu'une imposture. Vous serez accablé de calomnies.—On tournera votre esprit en ridicule, et avec toutes vos connoissances, toute votre littérature, on vous foulera aux pieds.—Vous peindrai-je la dernière scène de votre tragédie? ”
Maurice Bouchor,
Les Poëmes de l’amour et de la mer
“ Et moi, songeur devant eux Et cherchant à les comprendre, Jamais je ne pourrais rendre Le mystère de tes yeux ; Car leur cruelle ironie Qui brille et sourit sans fin Se mêle au charme divin D’une tendresse infinie. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1695)
“ Enfin, ces petites tentations de colère, de soupçons, de jalousie, d’envie, d’amitiés folles et vaines, de duplicités, de vanité, d’afféterie, d’artifice, de pensées sensuelles, tout cela, dis-je, fait même l’exercice continuel de ceux qui sont les plus dévots et les plus déterminés à bien vivre. ”
Pierre Véron, Le guide de l'adultère (3e édition… (1883)
“ C'est le ciel qui t'envoie, comme on dit dans les drames en six actes et dans les feuilletons palpitants. J'ai justement besoin d'un confident pour épancher ma douleur panachée de colère ou ma colère panachée de douleur, comme tu voudras. ”
Émile Zola,
Cahiers de la Quinzaine
“ Que ceux qui ne s’occupent que de nos froids et ridicules romans ; que ceux qui ont le malheur de ne se plaire qu’à ces puériles pensées plus fausses que délicates dont nous sommes tant rebattus, dédaignent ce tribut simple de regrets qui partent du cœur ”
Charles Baudelaire,
De l'amour
“ Et toutes ces affectations apprises dans les livres, et cette infatigable mélancolie, faite pour inspirer au spectateur un tout autre sentiment que la pitié? En vérité, il me prend quelquefois envie de vous apprendre ce que c'est que le vrai malheur. ”
