Prosper Mérimée

Prosper Mérimée

Résumé

Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée La Double Méprise

Et elle laissa tomber sa tête sur l’épaule de Darcy en sanglotant plus fort que jamais.
— « Oh ! oh ! » pensa Darcy, « ceci devient fort grave. » Et profitant avec adresse de tous les cahots de la voiture, il attirait la malheureuse Julie encore plus près de lui. — « Pourquoi, » lui disait-il de la voix la plus douce et la plus tendre du monde, « pourquoi vous affliger ainsi ? Faut-il qu’un être que vous méprisez ait tant d’influence sur votre vie ? Pourquoi lui permettez-vous d’empoisonner lui seul votre bonheur ? Mais est-ce donc à lui que vous devez demander votre bonheur ?... »
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Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée La Double Méprise

Julie se couvrit les épaules précipitamment avec un mouchoir. — « Pardon », dit-il ; « je voudrais bien pour m’endormir le dernier volume de Scott... N’est-ce pas Quentin Durward ? »
— « Il doit être chez vous », répondit Julie, « il n’y a pas de livres ici. »
Chaverny contemplait sa femme dans ce demi-désordre si favorable à la beauté. Il la trouvait piquante, pour me servir d’une de ses expressions que je déteste. C’est vraiment une fort belle femme ! pensait-il, et il restait debout immobile devant elle, sans dire un mot et son bougeoir à la main.
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Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée La Double Méprise

« Hélas ! si vous saviez ce que c’est que le juste prix d’un Turc ! Il fallut payer le mari, payer le pacha, payer l’ânier à qui Tyrrel avait cassé deux dents, payer pour le scandale, payer pour tout. Combien de fois Tyrrel s’écria douloureusement : « Pourquoi diable aller dessiner sur le bord de la mer ! »
— « Quelle aventure, mon pauvre Darcy ! » s’écria madame Lambert ; « c’est donc là que vous avez reçu cette terrible balafre ? De grace, levez donc vos cheveux. Mais c’est un miracle qu’il ne vous ait pas fendu la tête ! »
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