Résumé

Ernest Serret Les rancunes de femmes (2e éd.… (1870)

C'est un honnête garçon, un travailleur,-un piocheur, tout ce que vous voudrez; mais, entre nous, j'ai été surpris de le voir arriver à la place qu'il occupe, car, en somme, il n'a qu'une intelligence de second ordre. Je ne crois pas, du reste, qu'il monte jamais plus haut. C'est son bâton de maréchal. Mais, mon cher monsieur Boutrot, je vous avoue que c'est avec une profonde stupéfaction que j'ai appris que votre beau-père songeait à lui donner mademoiselle Marguerite. Il n'est sous aucun rapport l'homme qu'il vous faut, et je suis bien aise d'être à même de vous édifier sur son compte.
Source : Gallica

Ernest Serret Les rancunes de femmes (2e éd.… (1870)

M. Boutrot songeait à part lui, tout en marchant, que ce monsieur était bien audacieux de penser à devenir son beau-frère. Il n'aiderait en rien à la chose, au contraire il ne négligerait rien pour le démolir dans l'esprit de sa petite bellersœur, M. Boutrot haïssait d'instinct Edouard, car les gens de la nature de M. Boutrot sont les ennemis nés de tous ceux qui ont quelque droiture, et quelque élévation dans l'âme.
Source : Gallica

Ernest Serret Les rancunes de femmes (2e éd.… (1870)

Il y
avait longtemps qu'il songeait à écrire un livre, ses matériaux étaient tout prêts,; il allait se mettre à l'éeuvre et voler à la gloire pour plaire à Marguerite, et à madame Boutrot. Marguerite était un ange, il fallait bien s'élever pour monter jusqu'à elle. Quant- à Adrienne, c'était une femme exceptionnelle, un esprit supérieur; une âme d'élite, un modèle achevé de générosité et de noblesse.
Source : Gallica

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