Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Les Deux Marguerite, par Mme Charles Reybaud… (1845)

Il est si amoureux!..
— Il ne m'a jamais dit qu'il m'aimait, observa ingénument Marguerite.
— Aussi vous ne le croyez pas ! répliqua la comtesse d'un air malicieux.
— Mon Dieu si ! répondit Marguerite avec un sourire : il faut bien croire ce que tout le monde affirme.
Raoul s'était rapproché de madame de Nanteuil, elle l'accueillit avec sa grâce habituelle, leva sur lui le même regard calme et doux; pourtant il lui sembla qu'elle était triste, secrètement souffrante.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Les Deux Marguerite, par Mme Charles Reybaud… (1845)

C'est fâcheux ! dit Philippe avec conviction. Tenez, Raoul, quand je vous entends parler ainsi, je suis tout content de n'être au'un pauvre provincial, arrivé d'hier à Paris, et pour lequel les plaisirs du monde ont encore toute leur saveur. Tout me plaît et m'enchante; je m'amuse au bal; j'y danse avec un emportement de collégien, j'admire, j'adore toutes les femmes... Elles sont si élégantes ! elles ont tant de grâce, de dignité, de charme dans l'esprit...
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Les Deux Marguerite, par Mme Charles Reybaud… (1845)

Un débauché vulgaire se serait acharné à la poursuite de son projet, un homme grossièrement passionné aurait senti son amour s'augmenter par la jalousie ; mais Raoul avait une ame vraiment noble, des instincts délicats, généreux, et il était incapable de cette atroce constance, de cette tendresse forcenée qui résiste même à la conviction qu'on ne sera jamais aimé. Il n'avait pas eu un moment la pensée de punir Maguette des folies de son propre coeur, et c'était sans arrière-pensée qu'il venait de prendre spontanément la résolution de la marier avec son heureux rival.
Source : Gallica

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