Résumé

Les conséquences d'une faute (1883)

Mme de Reney éclata en sanglots.
– Cela ? Oh ! cela est trop, en ce moment !
s'écria-t-elle. Quoi ! vous pensez toujours, toujours à Thérèse, et à moi jamais ! Je sais bien qu'elle vous aime aussi, et que je l'ai encouragée à vous aimer, de même que j'ai eu le courage de vous pousser vers elle, mais, enfin, vous m'avez aimée également dans le temps, et vous pourriez vous le rappeler, à présent que j'endure, à cause de vous, la plus terrible inquiétude, qui ait jamais torturé le coeur d'une femme. Lionel, je vous en supplie, dites-moi que vous m'aimez, ne fût-ce que par pitié !
Source : Gallica

Les conséquences d'une faute (1883)

C'est lui ! s'écria Clotilde.
Lionel inclina la tête.
– Alors, reprit-elle d'une voix éteinte, je vous demande, avec encore plus d'insistance, de renoncer à une vengeance, qui ne vous appartient pas. Cet homme que vous voulez tuer, c'est, après tout.....
– Ah ! arrêtez, de grâce ! fit Lionel : vous ne pouvez comprendre mes sentiments... Je sais bien ce que vous voulez dire, mais vous ne changerez pas ma résolution... C'est le seul moyen qui me reste de me réhabiliter aux yeux du marquis, et, si je n'ai pas le droit de
me venger, moi, j'ai, en revanche, le devoir de le venger, lui !
Source : Gallica

Les conséquences d'une faute (1883)

Et voilà, monsieur, le seul mobile qui vous a fait agir ! s'écria Lionel. Il peut être juste, à votre point de vue, de vous conduire ainsi, mais vous n'exigerez pas, sans doute, que je trouve votre conduite noble, généreuse, digne de votre passé, vis-à-vis de moi....
– Vous vous oubliez ! interrompit avec sévérité M. de Valtaneuse.
– Je crois, au contraire, monsieur, que c'est vous qui ne vous souvenez point assez ! Ce n'est plus un fils qui parle à son père, mais un homme qui demande compte à un autre homme, de sa vie à jamais brisée et déshonorée. Ah ! oui, il vous importe peu !
Source : Gallica

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