Baronnie

Définition et enjeux

Louis Grégoire,  Dictionnaire encyclopédique d'histoire… (1871)

“ A l'époque féodale, le titre de baron désigne un seigneur illustre, jouissant des droits féodaux dans toute leur plénitude ; on appelait Guillaume le Conquérant le fameux baron; les grands vassaux de France ou d'Angleterre étaient les hauts barons; les Montmorency s'intitulaient fièrement premiers barons chrétiens, et Godefroi de Bouillon baron du Saint-Sépulcre. Le mot baronnie indiquait également d'abord un fief d'une haute importance; les apanages des fils de France leur étaient donnés en comté et baronnie (in comitatum et baroniam ) . ”
Source : Gallica

Fanny Reybaud,  Revue des Deux Mondes

“ Oui, monsieur le baron, plutôt que de rejeter loin de nous ces innocens qui pleuraient en nous quittant, au lieu d’enfermer les uns derrière les grilles d’un couvent, et d’abandonner les autres aux hasards de la vie du monde, il eût mieux valu les garder dans la maison où ils sont nés, et, mettant tout orgueil sous les pieds, labourer avec eux les terres de la baronnie... ”
Source : Wikisource

Portrait de Walter Scott Walter Scott,  Oeuvres complètes de Walter Scott… (1838-1839)

“ Vous saurez que j'ai appris par hasard que le prince avait engagé ce vieux fou de baron de Bradwardine à déshériter son héritier mâle au dix-neuvième ou au vingtième degré, qui a pris un commandement dans les troupes de l'électeur de Hanovre, et à assurer sa baronnie à votre jolie petite amie Rose ; et le vieux baron paraît tout à fait disposé à obéir aux ordres de son seigneur et roi, qui peut, à son gré, changer la destination d'un fief. ”
Source : Gallica

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