Résumé

Edmond Werdet Souvenirs de la vie littéraire… (1879)

HONORÉ DE BALZAC. 21
Tant qu'il put y puiser, je fus son ami à la vie, à la mort.
Tout cela cessa quand il l'eut mise à sec.
Et il ne me serait pas permis, pour essayer de me consoler un peu, de parler du grand écrivain dont la réputation m'a coûté mon repos, le fruit de mon travail, ma santé, mes yeux, mon présent, mon avenir!
Ce serait par trop fort, en vérité ; je ne pourrais être Balzacophile jusqu'à ce point-là !
Le poëte Longepierre a dit :
L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux. Certes, je me serais bien passé d'un tel bienfait !
Source : Gallica

Edmond Werdet Souvenirs de la vie littéraire… (1879)

UN COEUR D'OR
Parler d'un médecin avec éloge , lui rendre l'hommage qu'il mérite lorsqu'on lui doit non-seulement la vie, la santé, mais encore une tutélaire protection, c'est mieux que de la justice ; c'est alors un devoir sacré que de rappeler le souvenir de celui qui n'est plus, hélas ! et de raconter quelques-unes des belles actions d'une vie toute consacrée au soulagement et à l'amélioration du sort de ces infatigables déchus de la fortune, de ces cadets de l'humanité, des ouvriers laborieux et des modestes pères de famille.
Tel était feu M. Alexandre Thierry.
Source : Gallica

Edmond Werdet Souvenirs de la vie littéraire… (1879)

Fatigué des plaisirs bruyants de Paris, au désespoir de la fin prématurée d'une femme qu'il adorait, traqué aussi, il faut bien le dire, par des essaims de créanciers malappris, Maurice Alhoy prit son vol comme un oiseau qui s'échappe de sa cage ; il se fit bohème et résolut de parcourir la France.
« La Bohême littéraire, a dit de Balzac dans son Prince de la Bohême, est le dernier degré du mépris pour les usages reçus dans la société ; c'est l'extravagance d'une philosophie aux abois qui est bien près d'atteindre la folie. »
Source : Gallica

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