Résumé

Alfred Feuillet,  Flânerie littéraire à travers quelques oeuvres récentes (1859)

“ Qu'il peigne ou qu'il écrive, M. Fromentin reste surtout un véritable peintre : il se sert de sa plume à la façon de son pinceau. Son style vif, nerveux, concis, arrête avec précision les contours des objets; ou bien, plus fluide comme eux, les laisse plongés dans de vagues limpidités, mais toujours leur donne la poésie, la couleur, la vie. D'un coup de plume, « comme d'un revers de burin, » il jette la lumière dans l'ombre la. plus épaisse. En un mot, dans le double talent qu'on admire en lui on pourrait tailler deux grandes réputations. ”
Source : Gallica

Alfred Feuillet,  Flânerie littéraire à travers quelques oeuvres récentes (1859)

“ C'est que, par le nombre, par la patience, l'insecte est l'infini, et que l'infini c'est l'éternité.
Ne cherchez pas, dans ce livre de l'Insecte, des systèmes, des disputes scientifiques, « rien de dogmatique, » voilà ce que nous dit M. Michelet. Mais ce qu'il ne nous dit pas, c'est que, sans chercher, on est certain d'y trouver la grâce unie à la plus douce, la plus délicate observation, le sentiment et la poésie : « ce livre est tout sorti du coeur, » et voilà pourquoi il plaira toujours plus que tant de gros volumes sur le même sujet qui ne sont sortis que de la raison.
”
Source : Gallica

Alfred Feuillet,  Flânerie littéraire à travers quelques oeuvres récentes (1859)

“ Il y a un an M. Michelet nous donnait l'Oiseau ; maintenant il nous donne l'Insecte, c'est-à-dire la nature considérée dans tout ce qu'elle a de plus léger et de plus délicat.
Aux yeux du passant indifférent, ce petit point noir qui grouille à terre, gros comme un grain de poussière, c'est moins que rien, c'est un insecte : en s'en allant, on l'écrase du talon-, le pauvre petit.
Mais qu'un naturaliste, un philosophe, un penseur, vienne à s'arrêter devant cet être infime, ce nain de la création, il se prend à rêver...
”
Source : Gallica

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