Jules Levallois,
Sainte-Beuve : l'oeuvre du poète…
(1872)
“ Sans doute, le critique est absolument libre de ses impressions ; il n'est pas enchaîné à ses jugements ni rivé à ses admirations premières. Si l'écrivain dont il a loué le début se dément et faiblit, si même son point de vue, à lui critique, vient à se modifier, il est de son devoir de ne point s'immobiliser par vain amour-propre ou indolence d'esprit. Tel est le principe, telle la loi qui doit le diriger. Mais dans ces questions de conscience, de délicatesse morale, il importe de ne pas s'en tenir aux généralités et d'entrer dans le détail : tout est affaire de mesure et de précision. ”
