Armand de Pontmartin,
Dernières Semaines littéraires
(1864)
“ Nous avons, d'une part, la vie, la physionomie, l'âme, le battement du coeur, le sang de la veine, le trait de la figure, deux créatures de Dieu, douées toutes deux d'une étincelle du feu divin, se réveillant de leur premier sommeil, se soulevant de leur tombeau pour nous dire ce qu'elles ont pensé, senti, aimé, pleuré, souffert ; nous avons, de l'autre, l'oeuvre savante, mais morte, dont le talent le plus délicat ne saurait déguiser les côtés artificiels : notre choix n'est pas douteux, et l'on ne peut nous en vouloir de nos préférences. ”
