Résumé

Eugène Asse Les petits Romantiques. Antoine Fontaney… (1900)

C'est toi qui fais rêver nos belles châtelaines A leurs plaisirs passés, à leurs fêtes prochaines, Le monde, les splendeurs de la grande cité, Le charme des beaux-arts, l'amour et la beauté, Voilà ce qui te rit, voilà ce qui t'inspire Et la sphère où ta Muse a placé son empire !
D'un siècle policé c'est la fille éclatante, Son désert est Paris, un salon est sa tente, Ses chants ce sont le bal, l'amour, Almaria, Chants heureux où la verve à l'art se maria, Et qui sont, dans leur grâce animée et coquette, De notre esprit de France une image parfaite !
Source : Gallica

Eugène Asse Les petits Romantiques. Antoine Fontaney… (1900)

Quelle idée doit-on avoir, à cette date de 1834, du talent de Jules de Rességuier comme poète? C'était un esprit très fin, enchâssant dans un vers soigné, élégant, des pensées délicates, des sentiments généreux et purs. La force, l'imagination, n'étaient pas ses qualités dominantes. Il est de ces poètes, peut-être plus aimés que d'autres dont ils n'ont pas l'éclat, qui sans aspirer aux hauts sommets, préfèrent rester à mi-côte dans un joli site, bien choisi, où ils mettent tout leur coeur et leur talent.
Source : Gallica

Eugène Asse Les petits Romantiques. Antoine Fontaney… (1900)

Tantôt, c'est Lamartine, C'est ce jeune Ossian, chantre mystérieux Des intimes amours : homme à l'âme divine, Exhalant aux cieux qu'il devine Le souffle qui lui vient des cieux.
ANTOINE FONTANEY
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C'était ce cygne, hélas ! chantant son agonie, Delorme, que la mort entre nos bras frappa ; Puis, versant à grands flots sa fougueuse harmonie,
Victor Hugo par son génie
Emporté comme Mazeppa.
Tastu se dérobant à l'encens des louanges, Et voilant de son luth la pudeur de ses traits ; Deschamps, vif éclaireur de nos jeunes phalanges;
De Vigny, le frère des anges
Dont il a trahi les secrets.
Source : Gallica

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