J.-J. Ampère,
Revue des Deux Mondes
“ Ici, comme en Écosse, Ossian a survécu à tous les rois, à tous les héros, avec lesquels sa glorieuse vie s’est écoulée. Son père, son fils, sont morts ; tous ses amis sont morts ; et voilà qu’on veut dans ses derniers jours lui faire adopter une croyance nouvelle. Le vieux barde est obligé de se soumettre, seulement il murmure, il se plaint que sa force soit épuisée, qu’il ne puisse mettre à la raison ceux qui l’ont converti un peu malgré lui, qui le font jeûner, qui le fatiguent de leurs psalmodies et de leurs cloches, auxquelles il préfère ses chants guerriers. ”
