Paul Stapfer,
Causeries guernesiaises
(1869)
“ Comment pourrait-on vivre sans littérature, sans musique, sans poésie ? Comment n'évoquerait-on pas tous les soirs au foyer de la famille ces messagères du ciel, dont le mélancolique sourire éclaire d'un rayon passager la prose de l'existence? Que serait la société humaine, réduite aux soins vulgaires du ménage et au vain babil des salons ? une association d'animaux, à peine plus intelligents que les autres. La religion elle-même, cette suprême consolatrice de l'homme, devient, dans une âme dépourvue de poésie, quelque chose de plat, de froid et de mesquin. ”

