Eugène Rambert,
Chants d'oiseaux (monographies d'oiseaux utiles illustrées de 26 dessins de Léo-Paul Robert…
(1906)
“ Elle ne compose pas une symphonie, comme fait le rossignol ; elle entonne un hymne, un hymne sans lin, l'hymne de la lumière et du réveil de la nature, l'hymne de l'aurore et du printemps. Elle est si belle, l'aurore ; il est si doux, le printemps ! Quel bonheur que de vivre, de voir renaître les fleurs, de respirer la brise attiédie, d'être éveillée la première et d'annoncer au monde la venue du soleil ! C'est plus qu'un bonheur, c'est une ivresse, c'est un délire. Schiller, dans son hymne à la Joie, semble s'être inspiré du chant de la grive et l'avoir traduit en paroles humaines. ”

