Eugène Rambert

Élements biographiques

Portrait de Eugène Rambert Eugène Rambert Chants d'oiseaux (monographies d'oiseaux utiles illustrées de 26 dessins de Léo-Paul Robert… (1906)

Elle ne compose pas une symphonie, comme fait le rossignol ; elle entonne un hymne, un hymne sans lin, l'hymne de la lumière et du réveil de la nature, l'hymne de l'aurore et du printemps. Elle est si belle, l'aurore ; il est si doux, le printemps ! Quel bonheur que de vivre, de voir renaître les fleurs, de respirer la brise attiédie, d'être éveillée la première et d'annoncer au monde la venue du soleil ! C'est plus qu'un bonheur, c'est une ivresse, c'est un délire. Schiller, dans son hymne à la Joie, semble s'être inspiré du chant de la grive et l'avoir traduit en paroles humaines.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Rambert Eugène Rambert Corneille, Racine et Molière. Deux cours sur la poésie dramatique française au XVIIe siècle… (1861)

Peut-être sera-ce Hamlet, attiré par cette ombre mystérieuse, qui apparaît le soir sur la grève, et jette l'effroi dans l'âme des soldats grossiers, placés en sentinelle sur la plage, puis la suivant à l'écart pour lui arracher son redoutable secret. Peut-être sera-ce Roméo et Juliette, assis au balcon, et se demandant si l'oiseau qui chante est celui du soir ou celui du matin : scène adorable, où l'ivresse de la poésie ne le cède qu'à l'ivresse de l'amour.
Les souvenirs les plus saillants de la tragédie française, ceux qui assiégent la mémoire, sont d'une autre
nature.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Rambert Eugène Rambert Études littéraires, t1, 1890

Ce n’est pas qu’elles ne soient fort belles ; mais elles pèsent, allongent et enlèvent au morceau ce charme de discrétion qui en double la poésie, en ouvrant à l’imagination la carrière de l’infini. Le rien que ce qu’il faut n’importe pas moins que le tout ce qu’il faut.
Lamartine, il est vrai, s’est bientôt fatigué de ce double rôle de poëte et de critique : « Créer est beau, disait-il, mais corriger, changer, gâter, est pauvre et plat, c’est ennuyeux, c’est l’œuvre des maçons, et non pas des artistes. »
Source : Wikisource

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