Résumé

Portrait de Eugène Rambert Eugène Rambert Chants d'oiseaux (monographies d'oiseaux utiles illustrées de 26 dessins de Léo-Paul Robert… (1906)

Il n'y a de repos, pour la lavandière que dans le sommeil, et de mouvement régulier que dans le vol, qu'elle a superbe, à larges ondes, le plein vol d'une aile puissante.
Agile et toujours agitée, la lavandière n'a peur de rien, ni de personne. Elle donne la chasse à l'oiseau de proie. Quand elle en voit un dans les airs, elle s'élance à sa rencontre, en appelant ses compagnes, et bientôt toute une escouade ailée s'évertue autour du rapace, l'importune de ses cris, le poursuit à coups de bec, et ne le lâche que lorsqu'il a pris le parti de la fuite.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Rambert Eugène Rambert Chants d'oiseaux (monographies d'oiseaux utiles illustrées de 26 dessins de Léo-Paul Robert… (1906)

Quand le mâle chante, il est tellement absorbé qu'on peut l'approcher de très près sans qu'il s'en aperçoive, et l'on est alors tout surpris de voir que c'est un charmant oiseau, malgré le trait noir qui lui passe au travers des yeux, et l'espèce de moustache, également noire, qui lui tombe des deux côtés du bec. On dirait un visage, plutôt qu'une tête d'oiseau, un visage un peu rébarbatif, mais auquel la passion donne une physionomie singulière quand le cou se renverse et qu'on voit, an passage de chaque note, vibrer toutes les plumes jaunes de cette gorge gonflée.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Rambert Eugène Rambert Chants d'oiseaux (monographies d'oiseaux utiles illustrées de 26 dessins de Léo-Paul Robert… (1906)

Qu'ils n'aillent pas, s'ils y attachent du prix, donner dans les pièges que leur tendent les hommes ! L'air de la cage ne comporte point une telle parure. Soit qu'elle ait besoin, pour se maintenir et se renouveler, des migrations de chaque année, c'est-à-dire du soleil du Midi, soit que la tristesse de la captivité puisse assombrir non seulement l'humeur, mais encore le plumage d'un oiseau, la gorge-bleue prisonnière voit, dès les premières mues, l'azur de sa poitrine dégénérer en un gris vulgaire. Il est des magnificences qui ne conviennent qu'à la liberté.
Source : Gallica

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