“ Il y a beaucoup de différence entre une jolie femme et une jolie grisette. Si une jolie femme, reconnue pour telle, et ainsi nommée en langue parisienne, s’avisait de mettre un petit bonnet, une robe de guingamp et un tablier de soie, elle serait tenue, il est vrai, de paraître une jolie grisette. Mais si une grisette s’affuble d’un chapeau, d’un camail de velours et d’une robe de Palmyre, elle n’est nullement forcée d’être une jolie femme ”
Grisette
Définition et enjeux
La grisette désigne, dans l'histoire sociale et littéraire, une jeune femme urbaine, souvent issue des classes populaires, caractérisée par sa vivacité, son élégance et son autonomie. Alfred de Musset souligne sa différence avec la "jolie femme", tandis qu'un collectif des Contes évoque ses traits physiques et son quotidien.
Delphine de Girardin, quant à elle, explore ses relations sociales et son ambivalence morale. Ce concept, ancré dans les milieux parisiens du XIXe siècle, intersecte des thèmes comme la bourgeoisie, la prostitution ou le quartier Latin, révélant une figure complexe entre marginalité et modernité.
Citations sur “grisette”
Collectif, Paris, ou le livre des cent-et-un…
“ En général, la grisette a eu des malheurs ; malheurs de famille, mais le plus souvent malheurs d’amour. Toute grisette est nubile. On reconnaît une grisette à sa démarche, au travail qui l’occupe, à ses amours, à son âge, et enfin à sa mise. J’entends parler surtout de sa coiffure. La grisette marche de l’orteil, se dandine sur ses hanches, rentre l’estomac, baisse les yeux, vacille légèrement de la tête, et, pour tacher de boue ses fins bas blancs, attend presque toujours le soir. Elle travaille chez elle, loge en boutique ou va en ville. ”
P. Christian, Souvenir du maréchal Bugeaud, de l'Algérie et du Maroc… (1845)
“ La grisette, au bras d'un grand vainqueur, dessine fièrement sa hanche d'Andalouse, et de son pied mutin, de ses dents perlées, des frais éclats de sa voix argentine, et de l'audace de ses yeux noirs, fait un piège à ruiner cent fous. ”
Delphine de Girardin,
La Croix de Berny
(1845)
“ Aussi pour moi, cher Roger, chez Louise Guérin la grisette a disparu ; il ne reste qu’une créature adorable et charmante que tout le monde serait fier d’aimer. Vous savez qu’avec toutes mes singularités, mes sauvageries, mes huronismes, comme vous les appelez, je me révolte au moindre mot équivoque, à la moindre plaisanterie hasardeuse prononcée par une bouche féminine ”
Les français peints par eux-mêmes…
“ Mais cependant, puisqu'elle travaille, quel est donc le travail de la grisette? Il serait bien plus simple de vous dire tout de suite quel n'est pas son travail, car qui dit une grisette, dit une fille bonne à tout, qui sait tout, qui peut tout. Une légion de fourmis travailleuses suffit à produire des montagnes; eh bien! la grisette est comme la fourmi. Les grisettes de Paris, ces petits êtres fluets, actifs et pauvres, Dieu le sait! elles opèrent autant de prodiges que des armées. Entre leurs mains industrieuses se façonnent sans fin et sans cesse la gaze, la soie, le velours, la toile. ”
George Sand,
André
(1835)
“ Ainsi l’aventure d’une grisette peut égayer ou attendrir longtemps la foule de ses pareilles avant d’être livrée au dédaigneux sourire des bas-bleus de l’endroit ou aux graveleux quolibets des villageoises d’alentour. ”
Maurice Lefèvre, La Femme à travers l'histoire… (1902)
“ Le rêve de la grisette est d' aller à la campagne , gambader dans les champs , s' emplir les poumons d' air embaumé de senteurs de foin coupé , se barbouiller le visage du noir jus de la mûre et cueillir des fleurs pour en parer son corsage . ”
Richard Lesclide,
Véritables mémoires de Cagliostro
(1892)
“ C’est une mignonne grisette... et c’est ma sœur. Est-ce toi, Jeanne ? Elle ne répond pas. Elle s’approche de la laitière. Toutes deux se sourient : elles causent, elles ont l’air de s’aimer. Tiens, c’est drôle, une grisette, une laitière qui jouent avec des diamants plus magnifiques que les diamants d’une reine ! Oh ! le beau collier ! le beau collier qu’elles essaient l’une après l’autre ; on dirait un serpent d’étoiles. Et toutes deux ont une couronne au front. ”
B. Lewis, Physiologie du Bourbonnais, par B. Lewis… (1842)
“ Regardez passer une de nos grisettes , et vous la verrez , l' œil fripon , le nez au vent , la bouche souriante , la figure rayonnante de santé , et fière de son teint frais et fleuri . Avec son bonnet orné de rubans , sa robe de gaze , elle a une tournure fort piquante . Je trouve qu' elle est gentille plutôt que belle , et qu' elle a un minois fin et gracieux plutôt qu' une physionomie à caractère . Enfin , son langage a des allures assez vives et qui même ne manquent pas d' une certaine naïveté . La grisette a l' humeur enjouée et l' imagination fort peu romanesque . ”
Delphine de Girardin,
La Croix de Berny
(1845)
“ La grisette semble deviner par instinct que la présence d’une vieille femme autour d’une jeune a toujours quelque chose de malsain. Cela sent la sorcière et la toilette du sabbat ; les limaces ne cherchent les roses que pour baver dessus, et la vieillesse ne s’approche de la jeunesse que dans un but honteux. Cette femme n’est pas la mère de mon inconnue ; une fleur d’un si doux parfum ne peut provenir de cette bûche mal taillée. ”
Alfred Delvau,
Grandeur et décadence des grisettes
(1848)
“ La grisette n'est plus depuis longtemps ta grisette. Ce n'est plus la lorette ! Ce n'est plus la magdeleine, ni la duchesse, ni la lionne. C'est la Boule- Rouge! A proprement parler proprement n'est guère le mot c'est tout ce qu'on voudra, excepté pourtant une femme honnête. ”
Alfred Delvau,
Grandeur et décadence des grisettes
(1848)
“ De même que Cuvier reconstruisait un monde avec un débris de mastodonte, je veux avec un ruban, une fleur flétrie, une mèche de cheveux ou toute autre relique amoureuse, je veux reconstruire l'histoire de la grisette, cette créature du bon Dieu, qui ne possédait pour toute richesse que ses vingt ans, sa gaîté, - et un amour immodéré de la galette du Gymnase! Je dirai ce qu'elle fut; –ce qu'elle est; - ce qu'elle sera! Ce qu'elle rut - puisque hélas! - elle n'est plus !. C'est d'une dixaine d'années, au plus, que date sa disparition, son éclipse totale, complète, de ce globe sublunaire ! ”
Albéric Second,
Lettres cochinchinoises sur les hommes et les choses du jour…
(1841)
“ Il n'y a pas de femme au monde qui sache marcher mieux que la grisette. Voyez-la glisser sur le pavé boueux des rues, sans que la plus mince éclaboussure vienne salir son bas blanc et bien tiré. Où donc va-t-elle ainsi ? - Il est encore de si bonne heure ! c'est à peine si le grand Paris commence à secouer son sommeil. N'importe; il fait jour depuis longtemps pour la grisette. Déjà sa toilette est achevée ; ses cheveux reluisent plus que l'aile d'un ”
“ Je vis la grisette debout, le cou et le visage tendus vers un petit miroir, elle était vêtue d'un déguisement de pierrette et mettait en ce moment du rouge et des mouches sur ses joues. Auprès de son pauvre lit, un vrai grabat, était une petite table sur laquelle s'étalaient encore des restes de poulet et de pommes de terre frites. J'entrai en éclatant de rire; la grisette tourna la tête et me reconnut. —Quoi! c'est vous, monsieur Albert? dit-elle, et elle me sauta au cou en ajoutant:—Quelle bonne idée! Si vous le voulez, nous irons ensemble au bal de l'Opéra ”
Juliette Figuier, Les Soeurs de lait, scènes et souvenirs du Bas-Languedoc… (1861)
“ C'est là que l'été, à l'ombre des tentes abaissées sur le devant des boutiques et des cafés, l'hiver à un doux rayon de soleil, et tous les soirs à la blanche clarté du gaz, la grisette essaye l'effet de son bonnet neuf, que la dame fait admirer son cachemire et que le récit du dernier scandale se transmet de bouche en bouche; c'est là enfin, que se trouve la personne que l'on désire rencontrer et celle que l'on voudrait fuir. C'est sur la place Ronde que se rendent, à la nuit tombante, les cavalçades en revenant de Saint-Fiacre. ”
J. J. Grandville, Les fleurs animées - Tome 2
“ Il y a sur le bord du toit une petite place que le soleil regarde en se levant, où l’on entend le chant lointain des oiseaux qui traversent les airs à l’aube naissante; quand les oiseaux se taisent, c’est la grisette qui se met à chanter. ”
Delphine de Girardin,
La Croix de Berny
(1845)
“ L’habitude d’une servile complaisance semblait leur avoir ôté toute expression propre ; elle avait un regard benin et louche, un sourire vaguement hébété, et cet air de fausse bonhomie des gens élevés à la campagne ; une robe de mérinos foncé, un tartan de couleur sombre, un chapeau sous lequel s’ébouriffait un bonnet à plusieurs rangs ; voilà succinctement la tenue de la créature. La grisette est un oiseau de gai babil et de libre allure qui s’échappe à quinze ans du nid pour n’y jamais revenir ”
Gustave Devieu, Les Confessions de mon oreiller… (1852)
“ Et de sa vie Jeune, fleurie, Les quatre saisons trait pour trait. Encore enfant, la petite égrillarde Déjà convoite et pompons et rubans ; Puis, dans sa glace, à tous moments regarde Son doux sourire et ses appas naissants. De la grisette, etc. Le printemps vient, elle est déjà pressée D'approfondir le secret de l'amour ; Si te secret n'est que dans sa pensée, Neuf mois après il paraît au grand jour. De lia grisette, etc. Quand l'été vient, jurant d'être fidèle, D'un gros richard elle accepte les vœux ; Elle court, vole au plaisir qui l'appelle, Tout en courant fait encor des heureux !. ”
Emmanuel de Lerne, Romans et nouvelles de Emmanuel de Lerne… (1850)
“ La belle dame méprisait la toilette de la grisette, sa conversation et ses façons cavalières. La grisette riait de bon coeur de l'air suffisant de sa rivale et de ses efforts inutiles pour paraître une marquise du noble faubourg. Les étudiants, sans se préoccuper davantage de ces petites scènes de jalousie féminine, causaient entre eux. Théophile offrit une bouteille de Champagne. La lorette effleura son verre du bout des lèvres ; Marinette le but d'un trait et le remplit de nouveau en jetant un regard moqueur à sa voisine, outrée de se trouver près d'une personne d'un aussi mauvais ton. ”
“ La duchesse de Beaupertuis habillée eu grisette, et dansant... plus qu’en grisette... — Es-tu fou ? — Je suis vrai ; le lendemain même, Moraincourt m’a conté la chose. — Allons donc ! il était ivre, comme toujours. — Je ne dis pas non... Mais il a tellement l’habitude de l’ébriété, qu’il y voit malgré cela très clair. — Je te répète que c’est impossible... Madame de Beaupertuis, si fière, si dédaigneuse... Elle, plus grande dame que personne au monde, se déguiser en grisette !... courir les guinguettes !... ”
Collectif, Paris, ou le livre des cent-et-un…
“ Acception faite de l’âge et du métier voulus, toute, personne du sexe féminin est grisette, qui porte un bonnet semaine et dimanche ; qui porte, un bonnet toute la semaine, sauf le hasard d’une noce ou d’un grand dimanche. Mais n’est pas grisette, qui ne porte bonnet, ni semaine ni dimanche. ”
Anonyme, Guy de Maupassant, Henry Monnier, Alfred de Musset, Alexis Piron, Louis Protat, Les filles de Loth et autres poèmes érotiques
“ La grisette serre avec énergie l’étudiant contre sa poitrine, en soupirant et en tressaillant sous les derniers frissons de la jouissance. Pour un peu, elle recommencerait. Déjà, même, sa main se faufilant sous les couilles de son amant, s’apprête à les chatouiller et à réveiller en elle le sperme qui dort ”
Aurélien Scholl,
Les amours de cinq minutes (3e édition…
(1876)
“ J'ai demandé aux artistes de ma connaissance : — Qu'est-ce qu'une grisette ? Voici les réponses. I. — La grisette est une gentille petite personne qui, n'ayant pas les moyens de se marier, se marie tout de même. II. — La grisette est l'amie des jeunes gens. III. — Une jeune femme qui aime les marrons. IV. — Une ouvrière qui ne travaille pas. V. — La grisette est une femme qui cherche l'idéal et le trouve partout. ”
Auguste Nitot, Dans un fauteuil ; Leur amour et le nôtre… (1863)
“ Si je ressentais de l'aversion pour les filles entretenues, j'éprouvais moins d'éloignement pour la grisette, pour l'ouvrière dont le pain est assuré, et qui, dans la galanterie, voit plutôt un délassement qu'une spéculation. On a tort de ne plus croire à la grisette. Je me suis convaincu qu'elle existe toujours par milliers ”
Galoppe d'Onquaire,
Hommes et bêtes, physiologies anthropozoologiques mais amusantes
(1862)
“ La grisette est facilement apprivoisée par les étudiants et les militaires; elle s'y cramponne, elle s'y attache : aux premiers par affection, aux derniers par tempérament, ce qui fait qu'il y a fréquemment cumul dans les amours de ces faciles espiègles qui n'aiment pas à vivre en cage. La grisette se lève ordinairement tard, parce qu'elle dort peu ; elle est sobre par nécessité, économe six jours de la semaine, et d'une prodigalité telle le septième, qu'il est difficile de trouver cinquante centimes dans sa commode de noyer, un lundi à sept heures du matin. ”
Hippolyte Taine,
Carnets de voyage
“ Deux excellents portraits de Gros : lui-même et sa femme. — Lui en longs cheveux, chapeau noir mou qui garde un souvenir de Van Dyck et des Flamands dans sa crânerie, cravate de mousseline large, molle et tordue ; pâle, d’admirables yeux pleins d’ardeur et de génie. — Elle, dans une robe rouge étroite de l’Empire, ronde et fraîche, un peu grognonne, despotique et limitée à la Française, mais cela si imperceptible, tellement caché par la richesse et la fleur de la jeunesse ! grisette si vous voulez, mais grisette ennoblie par un peintre et un amant. ”
B. Lewis, Physiologie du Bourbonnais, par B. Lewis… (1842)
“ Riche Nevers , gueux Saint-Pierre et glorieux Moulins , et qui dit vrai . LA GRISETTE Notre jeunesse bourgeoise a un penchant très prononcé pour la grisette . A ce dernier mot , vous m' arrêtez et vous me demandez sans doute si la grisette existe réellement hors de Paris , et même dans Paris , hors du quartier latin ? J' avoue que l' observation me semble juste . Cependant on ne peut nier qu' il n' existe dans nos villes provinciales une variété de ce type . Voici comment je crois l' avoir observée à Moulins . Le physique de nos grisettes est en général assez favorisé par la nature ”
François Coppée,
Œuvres complètes de François Coppée
“ Et traînant après lui trois miss en robe courte ; Le patronnet portant sur sa tête une tourte ; Le gros homme en sueur qui s’assied et dit : « Ouf ! » Et la pâle grisette en mince waterproof, Avec ses jolis yeux et son teint de chlorose. ”
Frédéric Soulié,
Les Mémoires du Diable
(1838)
“ Elle s’entend à tout ce qu’elle veut, la fine mouche ; une grisette qui avait fait des enfants avec tout le monde, et qui s’est fait épouser par le premier marchand de laines de Toulouse ; ah ! elle en mènerait trente comme son mari par le nez. ”
Alfred Delvau,
Grandeur et décadence des grisettes
(1848)
“ Donc, - lorsque vos yeux qui maintenant encore lancent des flammes amoureuses,– s'érailleront; lorsque votre peau satinée, dont le contact est enivrant et voluptueux, - se ridera, se jaunira, deviendra flasque et molle ; lorsque votre nez contractera avec votre menton le mariage projeté depuis longtemps; lorsque vos cheveux blanchiront et tomberont;– lorsque enfin, - comme Ninon de Lenclos vous serez une décrépite ridée, vous ferez la traite des blanches - et les VOYOUS vous donneront un nom qui ne se trouve dans aucun dictionnaire honnête ! CE QUE LA GRISETTE SERA? ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Quelques mots de la figure de la grisette, et nous introduirons Rodolphe dans la chambre de sa voisine. Rigolette avait dix-huit ans à peine, une taille moyenne, petite même, mais si gracieusement tournée, si finement cambrée, si voluptueusement arrondie... mais qui répondait si bien à sa démarche à la fois leste et furtive, qu’elle paraissait accomplie : un pouce de plus lui eût fait beaucoup perdre de son gracieux ensemble ”
Catulle Mendès,
Monstres parisiens : deuxième série
(1885)
“ S'en aller, bras dessus bras dessous, sans peur d'être rencontrés, par les rues presque désertes que le soleil endimanche, se donner l'air d'une grisette émancipée et d'un commis en belle humeur, se tutoyer tout haut, être contents, être naïfs, être bêtes, ah ! ”
Les Mystères de la vie du monde ou les Moeurs d'aujourd'hui… (1844)
“ Il y a donc partout des grisettes; mais d'où vient ce nom dont on les affuble : de la robe grise de serge, la seule que pût se permettre autrefois la fille de la classe ouvrière. Aujourd'hui qu'on teint le calicot de toutes les couleurs et fait de la soie avec du coton, ce mot de grisette a changé de signification ; celles qu'ils désignent ne sont pas toujours les moins pinpamtés des créatures, bien que rarement il n'y ait pas un peu de désarroi dans la toilette, un bonnet à fleurs, avec des souliers éculéset une robe de satin effrangée parle mordant et le poids de la boue des rues. ”
Alfred Franklin,
Dictionnaire historique des arts…
(1906)
“ « On appelle grisette la jeune fille qui, n'ayant ni naissance ni bien, est obligée de travailler pour vivre, et n'a d'autre soutien que l'ouvrage de ses mains. Ce sont les monteuses de bonnets, les couturières en linge, etc., qui forment la partie la plus nombreuse de cette classe 5 ». ”
“ Cette misérable, dont les baisers avaient peut-être été meurtriers pour Armand, osait déposer des fleurs sur sa tombe! Et de quel droit? A quel titre? Parce qu'elle l'avait aimé? Est-ce que cela peut s'appeler de l'amour, les ardeurs d'une gamine au printemps? Parce qu'elle l'aimait encore? Allons donc! Sensiblerie de grisette, qui n'y pensera plus dans un mois, dans quinze jours, et qui prendra un autre amoureux. Non! non! elle ne peut pas souffrir, elle, la mère au coeur percé des sept glaives, que ce bouquet reste à côté des siens! ”
