Jules Claretie,
Les Femmes de proie. Mademoiselle Cachemire
(1867)
“ Lorsqu'elle voulait voir Fernand Terral, Cachemire allait le plus souvent chez lui. Ou bien ils se donnaient un rendez-vous au pied de quelque monument, à l'angle d'une nie, ils montaient dans un fiacre et se promenaient à travers Paris. Il y avait dans ces courses, stores baissés, une saveur de fruit défendu qui plaisait à Cachemire. Elle était née pour tromper : elle trompait. Quelle joie! La fille d'Eve se sentait à l'aise dans ce milieu de petits mensonges, de fuites furtives, d'intrigues embrouillées et de perfidies. ”
