Jules Claretie,
Une femme de proie : scènes de la vie parisienne
(1881)
“ Fargeau entra, comme une bombe, dans la chambre de M. de Bruand. Léon était en pantalon du matin, flanelle grise, chemise de soie rose, et fumait un londrès ; Fargeau, pour toute toilette, s'était contenté de brosser dans l'antichambre son chapeau bossué. Célestin Fargeau avait cinquante ans déjà, de petits fils blancs frisaient dans sa barbe noire, et sa tête commençait à devenir chauve. Il avait le teint pâle de ceux qui vivent la nuit et les rides profondes de ceux qui ont souffert. ”
