Antoine Albalat, L'inassouvie : roman intime (1882)
“ J'entends encore le cri qu'elle jeta, lorsqu'elle m'aperçut, un cri, un seul, rauque et sauvage ; et, collant ses mains sur ses yeux, elle tomba sur le divan, où elle resta accroupie, les genoux sous le menton, les robes relevées, sans parler, sans remuer, morte. On voyait la dentelle de ses pantalons serrés aux genoux, le fermoir des jarretières qui brillait, les jambes immobiles dans leur bas de soie rose et ses bottines, ses hautes bottines, dont la pointe s'appuyait plus bas que les talons sur le divan à ressort. ”
