Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Il monte un coursier Thrace, aux crins d’ébène, marqués d’albâtre ; et, sur son casque d’or, flotte un panache de pourpre. « Guerriers ! qui, le premier, défiera Troie ? qui lancera le premier trait ? Moi, » dit-il ; et brandissant un dard, sa main le fait siffler dans l’air, pour signal des combats ; puis, superbe, il s’élance dans l’arène. Sa bouillante escorte applaudit, et vole, annoncée par d’horribles clameurs. Le repos des Troyens l’étonne : « Les lâches ! n’oser descendre dans la lice ! n’oser opposer le glaive au glaive ! mais languir, mais trembler dans un camp ! » ”
