F.-E. Belly, Napoléon, ses exploits et sa mort… (1830)
“ La victoire à ses yeux ne paraît plus qu'un songe, Et dans d'amers pensers sa grande ame se plonge: Toujours accoutumé dans ses glorieux jours Au respect des vaincus, à l'encens de leurs cours, Dans la morte Moscou, cette ombre si hideuse, Sa gloire sera donc sombre et silencieuse? Morne comme Palmyre et les murs de Memnon, Moscou ne dira pas : « Voilà Napoléon ! » Lui qui venait dompter l'empire d'Alexandre N'aura donc pour sujets qu'un vaste amas de cendre ? Et c'est sur des débris , et sous un ciel de fer, Qu'il bravera la faim, le Cosaque et l'hiver? ”
