Casimir Delavigne,
Oeuvres
(1863-1864)
“ Adieu, patrie! adieu, patrie!... Deux fois dans les flots purs, où tremblait sa clarté, J'ai vu briller du ciel l'éblouissante image, Et dans l'ombre deux fois la proue à son passage Creuser en l'enflammant un sillon argenté. Quels sont ces monts hardis, ces roches inconnues? Leur pied se perd sous l'onde et leur front dans les nues. C'est la Corse !.... O destin ! Faible enfant sur ce bord, Sujet à sa naissance et captif à sa mort, Il part du sein des mers, où plus tard il retombe, Celui dont la grandeur eut, par un jeu du sort, Une île pour berceau, pour asile et pour tombe. ”
