Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Nouvelles méditations poétiques… (1871)

Si mes soins, si mes chants, si mes trop faibles charmes A son indifférence avaient pu l'arracher; Si l'ingrat cependant s'était laissé toucher, S'il eût été du moins attendri par mes larmes, Jamais pour un mortel, jamais la main des dieux N'aurait filé des jours plus doux, plus glorieux. Que d'éclat cet amour eût jeté sur sa vie!
SAPHO. 33
Ses jours à ces dieux même auraient pu faire envie, Et l'amant de Sapho, fameux dans l'univers, Aurait été, comme eux, immortel dans mes vers. C'est pour lui que j'aurais, sur tes autels propices, Fait fumer en tout temps l'encens des sacrifices, O Vénus!
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Nouvelles méditations poétiques… (1871)

Et que celui qui rit de l'enfance au tombeau
De l'immortalité porte mal le flambeau,
Avilit sa nature et joue avec son âme,
Et de son propre souffle éteint sa sainte flamme.
Est-ce un titre à porter au seuil du jugement,
Pour tout oeuvre ici-bas, qu'un long ricanement?
L'homme répondra-t-il, quand le souverain Maître
Luicrieradans son coeur : « Pourquoi t'ai-je fait naître?'
Qu'as-tu fait pour le temps, pour le ciel et pour moi?
— J'ai ri de l'univers, de toi-même et de moi! »
Honte à qui croit ainsi jouer avec sa lyre ! La vie est un mystère, et non pas un délire.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Nouvelles méditations poétiques… (1892)

Mais partout où le temps fait luire leur mémoire, Où le coeur d'un mortel palpite au nom de gloire, Où la sainte pitié penche pour le malheur, La Grèce compte un fils, et ses fils un vengeur!... Je ne viens point ici, par de vaines images, Dans vos seins frémissants réveiller vos courages : Un seul cri vous restait, et vous l'avez jeté. Votre langue n'a plus qu'un seul mot... Liberté ! Et que dire aux enfants ou de Sparte ou d'Athènes? Ce ciel, ces monts, ces flots, voilà vos Démosthènes! Partout où l'oeil se porte, où s'impriment les pas, Le sol sacré raconte un triomphe, un trépas
Source : Gallica

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