Alphonse de Lamartine,
Recueillements poétiques
(1888)
“ Et je dis en moi-même : « Oh! périsse la lyre! De la gloire à son coeur le calice est amer. Le génie est une âme : on l'oublie, on l'admire ; Elle savait aimer ! » L'étoile de la gloire, astre de sombre augure, Semblable à l'insensé qui secoue un flambeau, Éblouissant nos jours, les pousse à l'aventure Vers un brillant tombeau. L'étoile de la femme est la pâle lumière Qui se cache, le jour, dans l'azur étoilé, Monde mystérieux que seul à la paupière La nuit a révélé. Sur le front qui l'admire elle luit en silence ”
