Victor Hugo,
L’Année terrible
(1872)
“ As-tu donc oublié que ton libérateur, C'est le livre? le livre est là sur la hauteur ; Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine, Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine ; Il parle; plus d'esclave et plus de paria. Ouvre un livre, Platon, Milton, Beccaria; Lis ces prophètes, Dante, ou Shakspeare, ou Corneille ; L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille; Ébloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ; Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ; Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître; Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître ”
