Charles-Jacob Marchal

Résumé

Charles-Jacob Marchal L'urne : recueil des travaux (1843)

Non, la poésie n'est pas morte, elle ne se meurt même pas, car la poésie c'est l'imagination, et c'est une faculté qu'on n'effacera pas de l'âme humaine. L'imagination, c'est comme l'éclaireuse du progrès. La raison procède par poids et mesure, l'imagination par élan subit, par inspiration, et l'union de la raison et de l'imagination, c'est le génie.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal L'urne : recueil des travaux (1843)

Si vous voulez chanter la fraternité des peuples, les souffrances de la classe déshéritée de la société, les douleurs d'un monde qui s'agite dans le doute, et qui, comme un vaisseau qui laboure sur ses ancres, cherche inutilement une assiette tranquille, qui, plus que nous, est prêt à battre des mains et à écouter avec un dramatique recueillement les accents inspirés de votre muse? Mais à qui persuaderez-vous que l'humanité a maintenant besoin de voluptés, et qu'elle rêve les harems d'Orient? Savez-vous bien ce dont elle a besoin l'humanité ?
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal L'urne : recueil des travaux (1843)

Essentiellement artiste par sa nature, Janin n'aime à subir aucune contrainte, pas même celle de son caprice. Ne relevant que de lui-même, il n'aspire pas à gouverner les autres de peur d'être ensuite esclave de son pouvoir. Être à part, il ne fuit pas la misère, et la fortune lui apporte ses plus enivrantes faveurs sans le toucher. Comme le diamant il brille des feux les plus vifs, sans les emprunter, mais non sans les répandre au loin. L'homme et l'écrivain ne font qu'un chez Janin. S'il prodigue l'argent, c'est qu'il n'épargne pas davantage ses pensées.
Source : Gallica

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