Victor Jeanroy-Félix, Nouvelle histoire de la littérature française sous la monarchie de juillet (1888)
“ Virgile, c'est l'accent qui revient émouvoir, C'est l'attendrissement du dimanche et du soir ! Mais l'inspiration du poète l'emporte rarement dans les lointains d'azur, jusque dans la demeure des séraphins, jusqu'au pied même du trône de Dieu ; en vain, à travers ces strophes parfois incohérentes, on cherche ces magiques formules, ces mots vibrants qui sacrent à jamais un grand poète. Ce n'est pas le vigoureux déploiement de l'aigle, mais la marche incertaine de la jeune perdrix à qui l'on a rogné les ailes, et qui trottine, oiseau domestiqué, au milieu des souillures de la basse-cour. ”
