Résumé

Victor Jeanroy-Félix,  Nouvelle histoire de la littérature française sous la monarchie de juillet (1888)

“ Virgile, c'est l'accent qui revient émouvoir, C'est l'attendrissement du dimanche et du soir !
Mais l'inspiration du poète l'emporte rarement dans les lointains d'azur, jusque dans la demeure des séraphins, jusqu'au pied même du trône de Dieu ; en vain, à travers ces strophes parfois incohérentes, on cherche ces magiques formules, ces mots vibrants qui sacrent à jamais un grand poète. Ce n'est pas le vigoureux déploiement de l'aigle, mais la marche incertaine de la jeune perdrix à qui l'on a rogné les ailes, et qui
trottine, oiseau domestiqué, au milieu des souillures de la basse-cour.
”
Source : Gallica

Victor Jeanroy-Félix,  Nouvelle histoire de la littérature française sous la monarchie de juillet (1888)

“ Au tout-puissant successeur de Charlemagne qui, dans un mouvement d'orgueil, s'écrie que l'avenir est à lui, il répond que l'avenir n'est à personne, qu'il est à Dieu seul ! Comme il fait voir la menaçante incertitude de Demain !
Oh ! Demain, c'est la grande chose !
De quoi Demain sera-t-il fait ?.
Demain, c'est le cheval qui s'abat blanc d'écume; Demain, ô conquérant, c'est Moscou qui s'allume, La nuit, comme un flambeau ; C'est votre vieille garde au loin jonchant la plaine, Demain, c'est Waterloo, Demain c'est Sainte-Hélène !
”
Source : Gallica

Victor Jeanroy-Félix,  Nouvelle histoire de la littérature française sous la monarchie de juillet (1888)

“ Soit que le poète nous apprenne par quel travail secret la souffrance double la force intellectuelle de l'artiste; soit qu'il proclame que les chants les plus pathétiques sont ceux qui ressemblent le plus à des sanglots ; soit que, dans une impérissable allégorie, il nous montre ce père sublime, le pélican, qui se déchire le cœur pour nourrir ses petits affamés, jusqu'à ce qu'il tombe « ivre de volupté, de tendresse et d'horreur ; » soit que, porté par un rêve d'or, il s'élance avec la Muse, vers la Grèce, sa mère, la Grèce « où le ciel est si doux; » ”
Source : Gallica

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