Ludovic de Vauzelles, Oeuvres poétiques de Ludovic de Vauzelles… (1888)
“ ADMÈTE, soulevant le linceul. Est-ce vraiment Alceste ? En croirai-je mes yeux ? Quoi ! je puis lui parler, la toucher? HERCULE. Tu le peux. ADMÈTE, tenant toujours d'une main le linceul écarté et de l'autre palpant les épaules et tout le corps d'Alceste. Non, ce n'est point une ombre. O mes amis, c'est elle ! Celle que nous pleurions, mon épouse fidèle ! Celle qui m'aima tant, m'aima... jusqu'à mourir ! Celle que désormais je ne puis trop chérir ! C'est Alceste, voyez ! c'est son corps, son visage : Des plus aimables dons c'est le rare assemblage ! ”
