Tragédie lyrique

Définition et enjeux

Portrait de Friedrich Nietzsche Friedrich Nietzsche La Naissance de la tragédie (1872)

Ceci est l’état de rêve apollinien, où le monde réel se couvre d’un voile, et dans lequel un monde nouveau, plus clair, plus intelligible, plus saisissant, et pourtant plus fantomal, naît et se transforme incessamment sous nos yeux. Aussi constatons-nous dans le style de la tragédie un contraste frappant : la langue, la couleur, le mouvement, la dynamique du discours, apparaissent, dans la lyrique dionysienne du chœur, et, d’autre part, dans le monde de rêve apollinien de la scène, comme des sphères d’expression absolument distinctes.
Source : Wikisource

Jules-Emile Alaux Études esthétiques : l'art dramatique… (1873)

Point de peinture ni de musique sans le style, qui est lui-même l'idée exprimée par l'image, l'idéal réel. L'art littéraire, qui est par excellence l'art du style, est aussi l'art par excellence, dramatique et lyrique tout ensemble. Si quelques- uns y sont plutôt lyriques, d'autres plutôt dramatiques, les grands dramatiques s'y élèvent, par le caractère subjectif, tout idéal, de leurs conceptions, jusqu'à l'ode, et leur drame est tragédie ; les grands lyriques y poussent, par la puissance de leurs personnifications, jusqu'au drame, et leur ode est épopée. L'épopée et la tragédie sont sœurs.
Source : Gallica

Portrait de Émile Faguet Émile Faguet La Tragédie française au XVIe siècle… (1883)

Voilà un essai lyrique assez remarquable, où le rythme répond bien à la pensée, où la gravité et la force du style s'unissent au mouvement lyrique pour laisser une impression tragique, où la strophe semble bien être le mouvement naturel de la pensée.
IV
Il y a d'autres moyens que la chute en rime féminine d'exprimer la tristesse et la douleur. Rien n'y est plus propre que les systèmes rythmiques où des vers plus longs tombent sur des vers plus courts.
Source : Gallica

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