François-Paul Alibert,
Pierre Puget
(1930)
“ Mais le tragique de Michel-Ange n'est qu'un état de sérénité désespérée. Que ce soit fresque ou statue, qu'il nous montre la force au repos ou se dévorant elle-même, chacun de ses héros nous chuchote à l'oreille et nous fait retentir dans l'âme le dernier mot de la sagesse, de l'épouvantable sagesse, disait Nietzsche, de Silène, soit qu'il vaudrait mieux, pour l'homme, qu'il ne fût jamais né. Au lieu que la sagesse tragique de Puget est faite d'un amour frémissant, furieux, presque sauvage, et par-dessus tout joyeux, même s'il souffre et s'il saigne, de la vie. ”

