“ Et pourtant il me semble qu’on pourrait dire des savantes tragédies de Racine ce que dit Gérard de Nerval des chansons de la terre où Jean Racine est né : Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d’un français si naturellement pur, que l’on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France. ”
Jean Racine
Définition et enjeux
Jean Racine, dramaturge et poète français du XVIIe siècle, incarne l'apogée de la tragédie classique par son style sobre, son analyse psychologique et ses œuvres comme Phèdre ou Andromaque. Contrairement à Corneille, il privilégie l'intensité des passions et la concision du récit, influencé par le jansénisme.
Les auteurs comme Jules Lemaître soulignent son génie, tandis que Just-Jean-Étienne Roy révèle sa dimension humaine à travers ses lettres. Son héritage, marqué par l'harmonie des formes et la tension entre destin et liberté, reste central dans l'histoire de la littérature française.
Citations sur “Jean Racine”
Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ La statue de Racine, qui se voit aujourd’hui à La Ferté-Milon, est une conception majestueuse et sereine. Le poète, dans l’attitude de la méditation, est enveloppé d’un manteau, comme un personnage antique. Quoique le choix du costume ne soit pas justifié, c’est à peine si l’on y pense; la beauté du visage attire et enchaîne le regard du spectateur, si bien qu’on oublie la date de la figure et l’inexactitude de l’ajustement. Tout en respectant les portraits de Jean Racine venus jusqu’à nous, David paraît avoir songé en même temps au buste de Virgile qui se voit au musée du Capitole. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Malheureusement l'espace nous manque pour entrer dans tous ces détails, qui se trouvent épars dans les Mémoires de Louis Racine et dans les lettres écrites par Jean Racine, soit à Boileau, soit à son fils aine. Il y à surtout peu de lectures plus attachantes que celle de ces lettres, comme on a pu déjà en juger par quelques extraits que nous en avons donnés, et comme on pourra en juger par ceux que nous donnerons encore. On sent partout dans cette correspondance le grand homme qui s'abaisse, qui s'efface, pour n'être qu'un humble chrétien, un homme simple, un ami dévoué, un bon père. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ « Pour cette raison, dit Louis Racine dans ses Mémoires, il était tous les jours, par ordre de Mme de Maintenon, dans la maison de Saint-Cyr ; et les souvenirs qu'il y a laissés par la douceur de ses manières et la simplicité de ses moeurs, font que sa mémoire y est encore chérie et respectée. » Plus de soixante ans après cette époque, les dames qui en avaient été témoins parlaient encore de Racine avec attendrissement, et disaient à Louis Racine : «Vous êtes fils d'un homme qui avait un grand génie et une grande simplicité. » ”
“ Il n'a plus personne pour le gêner si ce n'est, là-bas, à Port-Royal-des-Champs, sa tante, la mère Agnès de Sainte-Thècle, qui prie pour lui; qui lui envoie de temps en temps, sans se lasser, des lettres de reproches plaintifs et d'exhortations; qui, durant tout le temps de sa gloire et de ses erreurs, continuera de prier et de lui écrire et qui, patiente et jamais découragée, mettra quinze ans à le ramener à Dieu.En attendant, Jean Racine se donne tout entier à sa vocation profane. Il se pousse tant qu'il peut. Il fait pour cela tout ce qu'il faut. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Mémoires de Louis Racine sur la vie de son père. DE JEAN RACINE. 103 « moi. On ne peut plaire à tout le monde, et je ne te suis pas exempt de fautes plus qu'un autre. » Racine ne se trouvait mieux nulle part que chez lui, soit au milieu de sa famille, soit dans la retraite où il s'enfermait pour lire les livres saints et pour prier. Comme chef de famille, il se croyait obligé à la plus grande régularité. Il n'allait jamais aux spectacles , et ne parlait devant ses enfants ni de comédie ni de tragédie profane. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Jean Racine, sa vie intime et sa correspondance avec son fils… (1874)
“ Racine, jusqu'à sa dernière heure, plus habile que Boileau dans l'art d'exprimer le sentiment, déposa dans son sein, comme le testament de l'amitié, ces paroles, les plus touchantes que son coeur lui eût jamais inspirées : « Je regarde comme un bonheur pour moi de mourir avant vous. » ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Louis Racine ne crut pas devoir suivre les conseils de son frère, et il publia son poëme, où, comme nous l'avons dit, on trouve des morceaux remarquables et dignes du nom qu'il portait. Il ne s'est pas moins distingué par son érudition littéraire que par son talent poétique. C'est un de nos écrivains les plus judicieux et les plus instruits. Imitateur de la piété encore plus que des talents du plus grand poëte de France, il a surtout droit à l'estime des honnêtes gens pour avoir rappelé la poésie à sa première origine, en l'appliquant à la religion et à la morale. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Attachement de Mme de Maintenon pour Racine. « Si l'on entend par courtisan, dit Racine le fils, un homme qui ne cherche qu'à mériter l'estime de son maître, mon père l'était ; si l'on entend un homme qui, pour arriver à ses vues, est savant dans l'art de la dissimulation et de la flatterie, il ne l'était point, et le roi n'en avait pas pour lui moins d'estime. » ”
“ Au XVIIIe siècle, tout le monde, à la suite de Voltaire, adore Racine, le juge parfait. Vauvenargues l’appelle : « le plus beau génie que la France ait eu » . Cela dure longtemps, jusqu’aux romantiques. Ceux-ci exaltent fort justement Corneille : mais ils jugent Racine à travers l’insupportable tragédie pseudo-classique du XVIIIe siècle et de l’Empire, — qui, d’ailleurs, est plutôt cornélienne et dont Racine n’est pas responsable. Aujourd’hui, je le répète, Racine est extrêmement en faveur. On l’aime plus que jamais, un peu par réaction contre le mensonge et l’illusion romantiques. ”
“ « Aimez toujours votre papa comme il vous aime. » Il fut spécialement le professeur de rhétorique de Jean Racine. Ce fut sûrement lui qui communiqua à l’enfant la flamme littéraire. Et ce n’est pas tout : Antoine Lemaître avait une belle voix et un débit savant. Il donna à Racine d’excellentes leçons de diction, — que Racine répéta plus tard à mademoiselle du Parc et à mademoiselle Champmeslé. Le quatrième professeur de Racine fut M. Hamon, médecin de Port-Royal. Et même, à partir de mars 1656, les autres solitaires dispersés, Racine n’eut plus d’autre professeur que M. Hamon. ”
“ Jean Racine naquit le 20 ou le 21 décembre 1639, de petite mais ancienne bourgeoisie. Les quatre solitaires avaient quitté la Ferté-Milon quelques mois auparavant : mais ils laissaient derrière eux un souvenir profond, et ne tardèrent point à attirer à eux une grande partie des familles Racine et Vitart. La grand’mère de Jean Racine, Marie Desmoulins, se retira en 1649 au monastère des Champs. Elle y avait eu une sœur religieuse ; elle y avait une fille religieuse également. ”
Jean Racine,
Oeuvres de Jean Racine, précédées d'un essai sur sa vie et ses ouvrages…
(1852)
“ SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE RACINE. Jean Racine naquit à la Ferté-Milon 1, le 21 décembre 1639, l'année même que Corneille, âgé de trente-trois ans, faisait paraître Horace et Cinna. Sa famille, anoblie par l'acquisition d'une charge, avait un cygne dans ses armoiries; et, certes, jamais armes parlantes ne se trouvèrent mieux justifiées. Les anciens auraient vu un présage dans cette circonstance frivole : qu'il nous soit permis, après l'événement, d'y voir au moins une particularité remarquable. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Jean Racine, sa vie intime et sa correspondance avec son fils… (1874)
“ Non, Racine n'était pas courtisan par caractère ; mais alors l'esprit général était courtisan , comme ensuite il fut improbateur. Tout est mode, surtout parmi nous, et toutes les modes passent et se renouvellent en parcourant le cercle de l'inconstance et du temps. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Nous venons de parler des principes religieux de Racine; ces principes dans lesquels il avait été nourri, et que la fougue de la jeunesse, jointe à l'enthousiasme poétique , n'avait pu étouffer, se ranimèrent tout à coup dans son âme, le déterminèrent à renoncer au théâtre et à embrasser un genre de vie plus conforme à la morale de l'Évangile. Racine était une de ces âmes passionnées dont l'enthousiasme et la délicatesse font le supplice. De telles âmes se précipitent avec plus d'ardeur que d'autres vers tout ce que la vie semble promettre à l'homme ”
“ Dans ces années de Mithridate et d’Iphigénie, Racine, qui vient d’entrer à l’Académie, le 12 janvier 1673, à trente-trois ans, apparaît un peu « poète-lauréat » au sens anglais, poète de la cour : ce qui, je me hâte de le dire, n’a rien de désobligeant pour lui ; car il y a dans cette cour bien de l’esprit et un bien grand goût ; et les admirateurs les plus déclarés de Racine, c’est le grand Condé, c’est Colbert, c’est le duc de Chevreuse, et ce sont les Mortemart, si renommés pour leur esprit Vivonne, madame de Thianges, madame de Montespan. ”
Adrien de La Roque, Vie de Louis Racine,... suivie d'une notice sur les autres enfants de Jean Racine… (1852)
“ JEAN RACINE, né à la Ferté-Milon, le 12 décembre 1639, de Jean Racine, contrôleur du grenier à sel, et de Jeanne Sconin, mourut le 21 avril 1699, à cinquante-neuf ans. Il fut marié en 1677 avec Catherine de Romanet, fille d'un trésorier de France, et eut six enfants de ce mariage 2. 1 Racine avait une soeur qui s'appelait mademoiselle Rivière, quoiqu'elle fût mariée. L'usage du temps ne permettait de donner le titre de madame qu'aux personnes qui appartenaient à la noblesse; celui de mademoiselle était le seul que les femmes de la bourgeoisie pussent porter. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Malgré l'enthousiasme qui accueillit les pièces de Racine à leur apparition sur la scène, le poète eut à lutter contre le fanatisme des adorateurs de Corneille, qui composaient alors une partie notable de la cour et de la ville. Pour eux Corneille, quoique vieilli, n'en était pas moins encore l'objet unique de l'admiration et de l'enthousiasme : c'était un crime de penser que jamais personne pût s'élever à sa hauteur. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Ces représentations étaient autant de fêtes dont Racine était l'âme. C'était pour jouir du génie et de l'éloquence de Racine, que l'élite de la cour et de la ville se rassemblait à Saint-Cyr. Jamais poëte ne fut comblé de plus de gloire, et n'en fut plus digne. La plus sévère modestie régnait dans ce spectacle religieux : la galanterie mondaine en était bannie ; la beauté des actrices n'excitait point d'éloges profanes; on respectait, on admirait l'innocence et la candeur de ces anges qui semblaient chanter les louanges de Dieu en jouant la comédie. ”
Adrien de La Roque, Vie de Louis Racine,... suivie d'une notice sur les autres enfants de Jean Racine… (1852)
“ Peu de temps, en effet, après la mort de son père, Jean-Baptiste Racine s'était défait de sa charge de gentilhomme ordinaire du roi, ainsi que de son emploi aux affaires étrangères, pour suivre sans contrainte ses goûts de solitude et d'indépendance. Tout en reconnaissant la sagesse de son langage, il est permis de croire que la crainte de voir L. Racine compromettre par de médiocres écrits un nom qui n'avait plus rien à demander à la gloire, avait dicté au chef de sa famille ces énergiques remontrances. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Racine le comprit, et, tout en restant dans une sphère idéale, il mit sur la scène des personnages plus vrais et plus intéressants, en les faisant plus accessibles aux entraînements de la passion, en leur donnant, comme il le dit lui-même dans sa préface d'Andromaque, « une bonté médiocre, c'est-à-dire une vertu capable de faiblesse. » C'est une des principales différences par lesquelles il se sépare de Corneille ; c'est un des plus utiles perfectionnements qu'il apporta dans l'art dramatique. Ou a dit qu'il avait puisé dans Aristote l'idée de cet heureux changement. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Ce premier succès, dans un âge où il n'y en a point d'indifférent, ne fit qu'accroître la passion de Racine pour la poésie; mais il augmenta les reproches de sa famille et de ses amis, qui ne regardaient pas comme une profession solide et un établissement dans la société la facilité d'habiller de quelques rimes des pensées agréables. On le pressa de choisir un état en rapport avec l'éducation qu'il avait reçue et les connaissances qu'il avait acquises. Ce choix est toujours un moment de crise dans la vie d'un jeune homme ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ De pareils spectateurs regardaient la tragédie comme dégradée par la tendresse et la douceur de Racine; ils croyaient devoir s'élever contre un poëte qui ne prêtait jamais à ses personnages que des sentiments naturels et des passions vraies, et qui conservait toujours à ses héroïnes le caractère de leur sexe. Une ligue formidable de vieux courtisans et de précieuses surannées prétendait étouffer dans sa naissance ce chef-d'oeuvre qui faisait descendre la tragédie du ciel sur la terre ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Racine s'anima sur une matière si propre à exciter sa sensibilité. Charmée de ses lumières et de son éloquence, Mme de Maintenon se persuada que personne n'était plus capable que lui de porter au pied du trône les cris des malheureux, et d'implorer pour eux la bonté duroi, dans un mémoire pathétique. L'homme qui avait fait verser tant de larmes sur des infortunes chimériques devait sans doute être plus touchant encore en plaidant la cause de l'humanité au tribunal du souverain. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ Après plus de dix ans de divorce avec la poésie, Racine reprit enfin ses occupations jadis si chères., charme de sa jeunesse, et sans lesquelles il s'était imaginé longtemps ne pouvoir vivre. C'est à Mme de Maintenon, comme nous l'avons dit, que nous devons les deux dernières tragédies de Racine, deux chefsd'oeuvre, dont la dernière a été proclamée par Voltaire lui-même, «l'ouvrage le plus approchant de la perfection qui soit jamais sorti de la main des hommes (1) .» ”
Just-Jean-Étienne Roy, Histoire de Jean Racine,... Par J.-J.-É. Roy (1863)
“ C'est là ce qui rend, dans le genre de la tragédie classique, le succès si difficile et si rare; et c'est là que triomphent le génie et Tart de Racine. Dans l'analyse qu'on vient de faire des caractères généraux de son théâtre, a-t-on rien avancé qui ne puisse s'appliquer à Andromaque, à Néron, à Roxane, à Phèdre, à Joâd, à tous ses personnages principaux et secondaires? Des gens attentifs voient aisément tout ce que ces créatures du poëte ont de plus et de moins que l'homme réel. ”
Jean Racine,
Oeuvres poétiques de J. Racine…
(1853)
“ Racine eût mieux fait, d'ailleurs, de choisir un autre confident, et de ne point le nommer d'un nom français, tandis qu'il laisse à Titus son nom latin. Ce qui est bien plus digne de remarque, c'est que les railleurs sont toujours injustes. S'ils relevèrent les mauvais vers qui échappent à Paulin, ils oublièrent qu'il en débite beaucoup d'excellents. Ces railleurs s'épuisèrent sur la Bérénice de Racine, dont ils sentaient l'extrême mérite dans le fond de leur coeur. Ils ne disaient rien de celle de Corneille, qui était déjà oubliée ”
Jean-Jacques Beaux, De l'influence de la magnétisation sur le développement de la voix et du goût en musique (1855)
“ Jean Racine, égal à Virgile pour l'harmonie et la beauté du langage, supérieur à Euripide et à Sophocle, Racine, le poète du cœur, et d'autant plus sublime qu'il fie l'est que quand il faut l'être ; Racine le seul poète tragique de son temps dont le génie ait été conduit par le goût ”
“ Valincour (Histoire de l'Académie française) dit avoir vu alors Racine au désespoir. Il affirme que «durant plusieurs jours Pradon triompha», et que «la pièce de Racine fut sur le point de tomber».Je vous avoue que cela m'indigne encore au bout de deux cent trente ans! Oui, Racine dut beaucoup souffrir. Une injustice si atroce, s'ajoutant à douze années de critiques stupides et méchantes, c'était trop, vraiment. Être poursuivi d'une haine acharnée et déloyale, on a beau faire, cela est pénible à concevoir et à sentir: mais surtout la sottise triomphante fait mal. On enrage d'avoir raison. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Jean Racine, sa vie intime et sa correspondance avec son fils… (1874)
“ Les hommes spirituels et sensés sont moins disposés que les autres à se faire illusion ; les sots ont un grand avantage, celui de ne pas prévoir le mal et de ne pas le sentir aussi vivement lorsqu'il arrive. Racine connaissait le roi et la cour; il connaissait Mme de Maintenon et son extrême prudence. Racine avait donc peu d'espérance, et il ne pouvait dissimuler son désespoir à Mme de Maintenon. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Jean Racine, sa vie intime et sa correspondance avec son fils… (1874)
“ Concluons que ce fut l'esprit religieux, une profonde et solide piété, et non pas l'orgueil, le dépit et la colère, qui l'arrachèrent à des occupations qu'il n'a cessé de regarder, pendant tout le reste de sa vie, comme coupables ou au moins sans mérite devant Dieu. Les philosophes peuvent le traiter avec dédain ; les gens sages penseront que Racine était conséquent. La vie de la plupart des hommes est en opposition continuelle avec la religion. Racine avait l'esprit trop juste et trop solide ”
