“ Tel que je suis, sans nom, sans richesse et sans gloire, je me tiendrais à distance de ces divinités pour lesquelles il faut des héros, ou de ces diablesses auxquelles il faut des millions. Donc, que votre héroïne soit une reine ou une aventurière, regardez-vous vous-même, ou regardez dans votre poche avant de monter sur le piédestal d’où l’idole plongera toujours sur vous. ”
Héroïne
Définition et enjeux
L’héroïne, ou diacétylmorphine, est un opioïde semi-synthétique dérivé de la morphine, réputé pour ses effets analgésiques intenses et son fort pouvoir addictif. Son parcours, depuis sa synthèse en 1874 par Charles Romley Alder Wright jusqu’à son interdiction internationale, met en lumière des enjeux sociaux et médicaux complexes. Dans la littérature, le terme « héroïne » désigne fréquemment une figure féminine centrale, comme dans les œuvres de George Sand ou Charles Baudelaire, où elle incarne des contradictions entre destin tragique et recherche de sens.
Ces perspectives, à la fois scientifiques et culturelles, mettent en évidence la dualité du mot, entre substance chimique et archétype narratif. La réglementation rigoureuse de l’héroïne, aujourd’hui encadrée par les conventions internationales, illustre son influence persistante sur la santé publique et les politiques législatives.
Citations sur l'héroïne
Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Revue des Romans
“ Dans ce féroce et formidable roman, tout rempli de sang et de meurtre, l’héroïne est captive, enfermée dans une tour avec son vieux père, prisonnier d’État, trompé et trahi, qui hait au plus haut degré l’espèce humaine. Le héros, fils d’un des ennemis mortels de ce prisonnier et amant de sa fille, garde le plus sévère incognito. ”
Anonyme, Oraison funèbre de très-haute et très-puissante Dame… (1784)
“ Puissé-je mériter la mort de l’héroïne que nous célébrons ! Puisse mon âme, comme la sienne, s’écouler avec ma subsistance toute fondue, pour ainsi dire, en torrent de volupté ! Je n’exige pas ces souhaits de vous, mes chères filles ! si l’espoir d’une mort glorieuse fait les héros, l’espérance de l’éviter soutient le commun des guerriers. C’est cette espérance qui doit vous animer, mes chères filles. ”
Marcel Bouix, Une héroïne de la charité au dix-neuvième siècle (1875)
“ Le tableau de la vie intérieure de notre sainte héroïne, que nous allons mettre sous les yeux du lecteur, a été tracé par ses filles. Il est fidèle, et, s'il respire la piété filiale, il est en même temps l'expression de la vérité. ”
François-Marie Luzel,
Contes populaires de Basse-Bretagne
“ Le cycle ou type de récits que je comprends sous cette dénomination peu se résumer ainsi en quelques mots : condition d’abord obscure et malheureuse de l’héroïne ; condition meilleure ensuite, amenée par un acte de dévouement, le plus souvent d’amour filial ; chute ou déchéance postérieure, due ordinairement à la curiosité ; épreuves expiatoires, rédemption et réunion définitive du héros et de l’héroïne. ”
A. de Limours, Soirées d'automne : nouvelle morale en action (1841)
“ Investie aussitôt par une troupe d'ennemis qu'enhardit sa chute, l'héroïne se relève à demi et se défend avec autant d'adresse que de courage. On parvient à la dégager, on l'éloigné du champ de bataille, on l'étend sur l'herbe. ”
“ L’héroïne ne saurait être que l’auteur lui-même, qui a jeté sur le papier son épouvantable cauchemar d’amour. Je l’ai vue passer, cette héroïne, c’est une jeune fille de vingt ans, de race slave, étrange et belle, ayant les cheveux d’or d’Aphrodite et les yeux verts d’Athéné. ”
Basile Moreau,
La Vendée : poëme en douze chants
(1861)
“ L'héroïne, soumise aux volontés célestes, Rend les pieux devoirs qu'elle doit à ses restes ; Le cœur dirige tout : point d'honneurs fastueux, De vaine pompe ; un deuil simple et respectueux, Noble et touchant hommage, où de sincères larmes Coulent pour un époux et pour un frère d'armes,Qu'une escorte fidèle, au milieu de la nuit, A côté de Lescure en silence conduit. ”
François-René de Chateaubriand,
Chateaubriand : textes choisis et commentés…
(1912)
“ Descendue une seconde fois dans la pénible carrière de la vie, l'héroïne, courbée sous la croix, s'avança courageusement à l'encontre des douleurs, ne voyant plus que le triomphe dans le combat, et dans l'excès des souffrances, l'excès de la gloire. ”
Charles Baudelaire,
L’Art romantique
“ L’Adultère. Je n’ai pas besoin, s’est dit le poëte, que mon héroïne soit une héroïne. Pourvu qu’elle soit suffisamment jolie, qu’elle ait des nerfs, de l’ambition, une aspiration irréfrénable vers un monde supérieur, elle sera intéressante. Le tour de force, d’ailleurs, sera plus noble, et notre pécheresse aura au moins ce mérite, — comparativement fort rare, — de se distinguer des fastueuses bavardes de l’époque qui nous a précédés. ”
Henri Ardel,
Mon cousin Guy
(1896)
“ Pour ne froisser personne, ne mettons aucun nom... Un récit dont l’étendue vous révélera que les plaisirs du soir brillent à Douarnenez par une absence totale, et que bienheureux sont les mortels qui savent se suffire à eux-mêmes. C’est une vérité de tous les temps que je prise fort à cette heure...Et mon récit ?... Le voici, ô la plus curieuse des nièces.Déjà, vous l’avez deviné, n’est-ce pas ? ce récit a une héroïne, une héroïne qui serait une petite créature unique en son genre, quand bien même elle ne serait pas mon héroïne. Enfant ou jeune fille, tout simplement fillette, peut-être ”
Germaine de Staël-Holstein,
Dix années d'exil
(1861)
“ La situation de l'héroïne au commencement offre, il est vrai, ce qui devait être l'idéal de la félicité aux yeux de l'auteur même, un mariage avec un héros adoré, les jouissances d'un esprit supérieur, et, dans l'avenir, des chances brillantes ou funestes, mais toujours glorieuses. ”
Frédéric de Valserres, La France chrétienne (1872)
“ C'était un juste éloge à l'adresse des braves défenseurs de la patrie. Et qui salue-t-on dans la soeur de charité? L'héroïne; et désormais tous les militaires s'accorderont à la traiter ainsi. Héros, dit un auteur antique, vient d'un mot grec qui signifie amour, pour marquer que, pleins d'amour pour Dieu, les héros ne cherchent qu'à' nous aider à passer de cette vie terrestre à une vie divine et à devenir citoyens du ciel. Définition fort belle qui condamne bien des abus dans l'emploi du mot ainsi défini ; elle est acceptable de tout point s'il s'agit de la Religieuse de nos ambulances. ”
Gustave Gilles, La Nouvelle Jeanne, par Gustave Gilles (1866)
“ Fille des champs, souvent une héroïne, Dans les combats, devança les héros, Puis, au chevet posant sa carabine,, Aux jeux du soir eut le jarret dispos, le champion, que ton coup d'oeil mesure, Sera l'heureux qui verra tés atours !... Allez, époux, dénouer la peinture Où, si longtemps, ont gémi les amours. ”
“ Faibles, souffrantes, malades, arrachées à leurs familles, à leurs maris, à leurs parents, à leurs soutiens, vieilles quelquefois et brisées par l’âge, toutes ont été des héroïnes, plusieurs ont été des héros ! ”
Arnelle, Madame Cottin d'après sa correspondance…
“ Les héros et les héroïnes sont des âmes de feu aussi, pâmoisons, meurtres, suicides, tableaux terrifiants, refus, perfidies, persécutions, folie. Edmond mord la terre, pousse des cris, déchire sa poitrine. ”
Léopold Curez, Metz et les princes, souvenirs du camp de la Moselle… (1844)
“ Des fastes du passé rappelons la mémoire, Et nous rencontrerons partout, dans tous les temps, A chaque paragraphe un combat et la gloire, Sur les murs ennemis noâ drapeaux triomphants! Intrépides soldats, lorsque votre présence Fait tressaillir nos cœurs d'un héroïque émoi, Unissons nos vivat pour l'arc-en-ciel de France, Le saint nom de la Reine et le grand nom du Roi ! L'héroïsme est chez nous un legs héréditaire, Le seul que l'intérêt ne puisse aliéner ; Et nous avons tout prêts à jaillir du cratère Cinq cent mille guerriers qu'un jour peut déchaîner! ”
Antoine Jacquemoud, Le Comte Vert de Savoie, poëme héroïque… (1844)
“ Vous dont par maint combat la poitrine meurtrie Porte les traits du fer pour vivante armoirie ; Dont sans cesse les bras, d'un saint courage armés, Répondent à l'appel des peuples opprimés ; Vous vers qui vainement, du fond de leur épreuve, Ne crièrent jamais le pupille et la veuve ; Qui, dans ces temps déchus où le cupide instinct Sort des débris fumants de l'héroïsme éteint, Gardez, comme un trésor, sous cette armure austère, Fait de bronze et de flamme, un cœur que rien n'altère, Vous viendrez ! ”
Marcel André, Fleurs de sang, l'Illiade du XXe siècle… (1921)
“ Il mourut en héros ! tu sais combien je t'aime ?f. Comme lui, je voudrais cette gloire suprême !. De bondir en avant, oh ! bonheur sans pareil ! Je vois étinceler notre fer au soleil. Pour riavoir notre sol, luttons avec courage ; Le clairon a sonné ; hardi ! pour le carnage. Poussons la baïonnette, elle perce le flanc, Du corps de l'ennemi le glaive en sort sanglant ! Le danger pourrait-il être notre supplice ? De sa vie on a fait déjà le sacrifice. Pour tous les fantassins, le plus grand ennemi C'est de ne pas avoir depuis longtemps dormi. ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Je ne suis, dit-il, ni un guerrier ni un héros; je ne sais point combattre avec le glaive, ni éprouver homme contre homme la vigueur de mes jeunes membres ; tout mon héroïsme est fait d'obéissance. Seigneur mon Dieu, fortifie en moi cet héroïsme, pour que jamais je n'aie peur d'accomplir ta volonté. ”
Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ Mon Dieu ! la mort la plus horrible n’est-elle pas préférable à une pareille vie ?... Eh bien ! c’est là le procédé qu’ils ont trouvé pour faire des héros !... L’héroïsme, cette grande et sublime exaltation de l’âme, ils veulent la clouer dans des corps sans âme ! ils défendent au soldat de raisonner, de sentir et de penser ”
“ Comme de rapides coursiers, tous d’une noble race, comme de vaillants héros, ils se présentent au combat. Comme de puissants mortels, ces héros grandissent et s’étendent, et couvrent de leurs ondes l’œil du Soleil. 6. Tous également puissants, sans distinction d’âge, ils sont grands et forts. Enfants de Prisni, nés d’un sang généreux et amis des mortels, venez vers nous du haut du ciel. ”
Jean-Baptiste-Gaspard Roux de Rochelle, Les trois âges, ou Les jeux olympiques… (1816)
“ Tandis que les hérauts, qui proclament sa gloire, Chantent autour de lui l'hymne de la victoire, La mort ferme ses yeux; il tombe : ses enfants, Le voyant expirer dans leurs bras triomphants, Se reprochent en vain leur amour parricide ; Ils baignent de leurs pleurs les palmes de l'Elide ; Et rappellent encor, par des cris superflus, Le père et le héros, qui ne les entend plus. CHANT SECOND. LES combats, les périls, les jeux de la vaillancè D'un peuple de héros ont occupé l'enfance : Bientôt une autre gloire éblouit ses regards : Il marche en conquérant à l'empire des arts ”
William Shakespeare,
Beaucoup de bruit pour rien
“ CLAUDIO. — Une autre Héro ! HÉRO. — Rien n’est plus vrai. Une Héro mourut déshonorée ; mais je vis, et aussi sûr que je vis, je suis vierge. DON PÈDRE. — Quoi, l’ancienne Héro ! Héro qui est morte ! LÉONATO. — Elle mourut, seigneur, mais tant que vécut son déshonneur. LE MOINE. — Je puis dissiper tout votre étonnement. Lorsque la sainte cérémonie sera finie, je vous raconterai en détail la mort de la belle Héro : en attendant, familiarisez-vous avec votre surprise, et allons de ce pas à la chapelle. BÉNÉDICK. — Doucement, doucement, religieux. – Laquelle est Béatrice ? ”
Antoine Jacquemoud, Le Comte Vert de Savoie, poëme héroïque… (1844)
“ Et, guide triomphant de ce chœur de victoires Dont ici-bas déjà les voix préparatoires Chantent comme un début du chorus infini Où le nom du Héros bientôt sera béni, L'Archange des combats, le même qui, sur terre, Sans cesse enveloppé des voiles du mystère, Au Héros s'attacha comme un frère ; qui prit Sous ses soins le premier éveil de son esprit, Et tourna, comme on dresse au soleil une plante, Vers un but radieux sa vie encor tremblante, Et vers le bien son cœur, au sortir du berceau, Comme vers une pente on dirige un ruisseau ”
Marie-Louise Lévêque, Les Nostalgies, poésies (1926)
“ Ce soldat pour une oriflamme S'est battu, a versé son sang ; Le courage, divine flamme, Sur ses traits mâles, se répand. Héros obscur, c'est pour la gloire Qu'il s'est battu, pour la victoire. Nul ne conserve en sa mémoire, Le souvenir de ses exploits. ”
Émile Chauveau, Souvenirs de l'École Sainte-Geneviève… (1872-1873)
“ Cette poignée de héros, succombant courageusement devant des troupes innombrables, a plus de gloire dans sa défaite que n'en ont ses infâmes vainqueurs. Ce sang, répandu pour la défense de la plus sainte des causes, est un gage d'immortalité pour les héroïques soutiens du chef de la chrétienté. Que leur sort est digne d'envie! ”
Charles Péguy,
Victor-Marie, comte Hugo
“ Tout le jeune héroïsme du Cid, tout l’héroïsme chrétien, tout l’héroïsme chevaleresque, toute la jeunesse, tout l’héroïsme, toute la chevalerie du Cid promue dans Polyeucte, en jeunesse éternelle, en héroïsme et comme en chevalerie de sainteté. Toute cette jeunesse temporelle, toute cette jeunesse charnelle muée, promue en jeunesse éternelle. Tout cet héroïsme de guerre promu en héroïsme de martyre. Tout cet héroïsme temporel promu en héroïsme de sainteté, en héroïsme éternel, en héroïsme de martyre. ”
Baltasar Gracián,
Le Héros
(1725)
“ Quels sont les héros véritables, dont les noms se trouvent écrits les premiers, et avec plus de pompe sur la liste de la déesse à cent bouches ? Ce sont sans doute les grands hommes de guerre, auxquels l’héroïsme semble appartenir d’une manière plus propre, et comme primitive. Tout l’Univers en effet retentit de leurs louanges : chaque siècle rappelle successivement à la postérité leur triomphante mémoire ; l’histoire languit et tombe des mains au lecteur endormi, si le récit de leurs exploits ne la relève : leurs malheurs mêmes sont le fonds et l’âme de la poésie la plus sublime. ”
“ Héros, je vous salue et ne vous pleure pas ! La Gloire vous a pris, pieuse, dans ses bras, Et d’un baiser d’amour sacre votre vaillance, Et la Victoire, avant que son vol ne s’élance, Posera ses pieds nus où marchèrent vos pas. ”
Maurice Maindron,
Dans l’Inde du Sud
“ Un héros éphèbe se dressait devant nous, à cette heure, un de ces jeunes dieux des combats, dont les bras innombrables manient des armes légères, fulgurantes et terribles. Ses yeux étincelants disaient l’ivresse de la bataille, ses traits impassibles le courage réfléchi qui assure la victoire, son sourire cruel la joie de donner la mort et de braver le danger. ”
“ Un héros peut bien attaquer un autre héros, quand tous deux, distingués par leur force et leur stature, ils se précipitent au combat, quand ils viennent, la clameur à la bouche, se disputer la possession d’enfants, de petits-enfants, de vaches, d’eaux ou de champs. 5. Mais toi, ô Indra, il n’est point de héros, d’ennemi, de vainqueur, de combattant qui pense à te résister. Personne ne lutte contre toi. Tu surpasses tous les êtres. ”
Georges Lafenestre,
Revue des Deux Mondes
“ Le héros, un jeune homme robuste et nu, blessé à mort, s’affaisse en arrière sur un monceau de pièces d’artillerie et d’armes en débris, tandis qu’une Gloire, cuirassée et casquée, descend, d’un vol rapide, vers lui, pour le soutenir et le couronner. ”
Baltasar Gracián,
Le Héros
(1725)
“ Ainsi, les héros se succèdent-ils à la gloire par l’émulation, et à l’immortalité par la gloire. En toute profession, en toute science, en tout art, on voit toujours quelques hommes qui brillent, tandis que mille autres sont ensevelis dans l’obscurité. ”
J.-B.-T. Leclère, Lettre à David sur Napoléon Bonaparte… (1821)
“ Ah ! pourquoi la vie des grands hommes a-t-elle des bornes ! pourquoi la vôtre en particulier ne peut-elle pas se prolonger audelà des limites ordinaires! Où que ne pouvez-vous représenter le héros dans toutes ses innombrables actions d'éclat? Tantôt avant la bataille, apparaissant comme un astre éclatant au milieu de ses soldats, les inondant d'un déluge de lumière, communiquant à leur coeur une étincelle de ce feu sacré qui embrâse son grand coeur et faisant de chacun de ses soldats un héros. ”
“ Nos cœurs ont trop langui dans le sein du repos : Pour nous mener à la victoire, Courez aux champs de Mars, volez, jeune héros.LE CHŒUR DE CORINTHIENS. Courez aux champs de Mars, volez, jeune héros. Ouvrez-nous le chemin qui conduit à la gloire. Nos cœurs ont trop langui dans le sein du repos : Pour nous mener à la Victoire, Courez aux champs de Mars, volez, jeune Héros.ORONTE. Courons, volons, d’un courage intrépide, Sur la foi de l’amour, affrontons les hasards : Ce Dieu peut tout ; puisqu’il nous sert de guide, La Victoire en tous lieux suivra mes étendards. ”
Maurice Leblanc,
Contes héroïques
“ Il était le symbole déchirant de ces héros qui se sacrifient pour notre salut. Il était le soldat blessé, le martyr dont tous les membres saignent. Ont-ils des comptes à rendre, ceux-là ? Ne sont-ils pas purs entre les plus purs ? ”
Théodore Lebreton, Heures de repos d'un ouvrier (3e édition… (1840)
“ Vous, guerriers, aux cœurs magnanimes, Héros illustrés dans les camps, S'il est beau, votre noble et généreux courage , Alors qu'au milieu du carnage Vous combattez vos ennemis , Jamais ce bouillant caractère N'égala celui d'une mère Qui défend les jours de son fils. ”
Paul Féval, Rapport sur le progrès des Lettres
“ Aux héros demi-fabuleux de l’histoire succèdent les héros d’invention, comme aux épopées succèdent les romans de chevalerie. Les chevaliers errants commencent leur ronde cherchant les aventures et redressant les torts, justiciers masqués, spectres de fer mystérieux, également redoutables aux tyrans et aux magiciens. ”
Molière,
La coupe du Val de Grâce : réponse au poème de Molière "La gloire du Val de Grâce"
(1880)
“ Quand tu peins un héros, tu rends notre âme atteinte D'amour, d'estonnement, de respect et de crainte; Tu figures le calme et les émotions; Tu fais voir dans les yeux toutes les passions; Tu depeins la clémence et la fureur guerriere, Et monstres sur un front une âme tout entiere. ”
