J.-B.-T. Leclère Lettre à David sur Napoléon Bonaparte… (1821)

Si ce n'est assez de la générosité et de la reconnaissance pour enflammer votre mâle génie, que la gloire, ce sentiment si puissant sur les grandes âmes, vienne à l'appui de mes sollicitations, qui sont celles de vos compatriotes, de l'Europe entière, et de toute la postérité.
Les hommes comme vous, Monsieur, ne sont point de ceux que l'on retrouve à chaque période de siècle; la nature en est avare, et nous devons nous féliciter qu'un si beau talent et un si beau sujet se soient présentés à la fois et à la même époque.
Source : Gallica

J.-B.-T. Leclère Reproches à l'opposition. (N° IV.… (1823)

A la timidité, à l'insouciance des électeurs, à la stupeur de la France à l'approche des colléges électoraux , il n'était pas difficile d'en pénétrer les causés. Les masses, en retirant leur confiance, ont coutume de l'annoncer par la froideur et le silence, et c'est l'avantcoureur du mépris et de la haine. Quand au contraire les masses se prononcent en faveur des individus, avec quelle ardeur et quel zèle elles s'animent et s'échauffent réciproquement, et courent voter par dessus les toits, comme pour l'élection du plus jeune des Gracques!
Source : Gallica

J.-B.-T. Leclère Pensées politiques sur les événements du jour… (1822)

Les chefs libéraux sont si peu accoutumés au succès et ont si peu de confiance en eux-mêmes, malgré leur orgueil, que sitôt qu'ils ont obtenu quelque avantage mince et partiel, ils s'enflent alors et font sonner ces bagatelles comme des victoires, et chantent la défaite entière de leurs adversaires, qui rient sans doute dans leur barbe de tant de forfanterie. Il n'y a rien d'insupportable comme d'entendre leurs adeptes les prôner comme d'habiles politiques, de profonds publicistes, de vigoureux dialecticiens, et d'appeler paroles d'or un plat verbiage mille fois répété.
Source : Gallica

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