Bassesse

Définition et enjeux

Portrait de Émile Littré Émile Littré,  Dictionnaire de la langue française…

“ A bassesse est attachée l’idée de permanence ; à abaissement l’idée de quelque chose d’accidentel. On dit la bassesse naturelle à l’homme, la bassesse de la naissance. On appelle abaissement, l’état auquel on descend volontairement ou malgré soi. De la sorte, bassesse peut se prendre pour abaissement, mais non abaissement pour bassesse ; on dira tomber dans la bassesse, mais on ne dira pas l’abaissement de la naissance ; tout ce qui est permanent, naturel, reçoit bassesse et non abaissement. Bassesse est absolu, et abaissement relatif. L’un se prend toujours en mauvaise part ”
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Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Bassesse, se prend aussi pour tout ce qui est opposé à grandeur, à élévation. Bassesse de courage. Bassesse d’ame. Abjectio animi. Le vers se sent toujours des bassesses d’un cœur. Boil.
Bassesse, se dit encore du langage, & signifie, qui n’a nulle beauté, nulle noblesse ; manière de s’exprimer basse & rampante, populaire, triviale. Stylus demissus, humilis oratio. Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse.
”
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Portrait de Thomas a Kempis Thomas a Kempis,  L’Imitation de Jésus-Christ

“ Alors j’allais cherchant des secrets dans ma bassesse, comme navré et enivré d’amour, ne connaissant pas ce que je faisais : et, chose étrange, dans ce travail de l’âme, ces saillies de l’infini en perfection à l’infini de ma bassesse, m’étaient autant « de feux d’amour qui me consumaient de leurs ardeurs [3] . » ”
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