Étienne-Jean Delécluze

Élements biographiques

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze Romans, contes et nouvelles

Ceux qui ont fait la dure expérience de la vie savent comment les heures s’écoulent près d’un malade qui nous est cher et dont la vie est en danger. L’âme, incessamment poussée par l’inquiétude et les soucis, traverse d’un vol fatigant, mais rapide, ces longs espaces de temps où l’on n’a aucun soin à donner, où l’art du médecin, le zèle des serviteurs et la tendresse des parents se réduisent en patience courageuse, en résignation immobile et muette. C’est à cette torture de l’âme que le jeune de Lébis voulut prendre part, et à laquelle madame de Soulanges consentit à le laisser participer.
Source : Wikisource

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze Roland ou La chevalerie. Tome 2 (1845)

Olivier sent les angoisses de la mort. Déjà ses d'eux yeux lui tournent dans la tête, et il perd bientôt complètement l'ouïe et la vue. Il descend de cheval, se couche à terre et s'accuse hautement de ses péchés. Les deux mains jointes et levées vers le ciel, il prie Dieu de lui donner le paradis, de bénir Charles et douce France, et surtout son compagnon Roland. Le coeur lui manque, son casque couvre son visage et tout son corps tombe à terre ; le comte Olivier est mort. Le noble Roland le pleure ; jamais on ne verra sur terre une douleur et des regrets d'homme pareils à ceux de Roland.
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze Romans, contes et nouvelles

Ainsi, tu ne peux plus douter de l’amour que j’ai pour toi.
— Ah ! ma chère Justine, balbutia Ernest au milieu des soupirs et des larmes de joie qui le suffoquaient, ma vie entière ne suffira jamais à reconnaître ta tendresse et ta bonté !
De ce moment, l’émotion des deux amants fut portée à son comble ; ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre, et leurs lèvres se confondirent dans un long baiser. Minuit sonnait à la paroisse.
Être aimé franchement et se sentir combler de bonheur volontairement par celle que l’on aime, est une félicité bien rare ! Ernest l’éprouva.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature