Étienne-Jean Delécluze,
Roland ou La chevalerie. Tome 2
(1845)
“ Quand Roland voit qu'il y aura bataille, il devient plus terrible qu'un lion ou qu'un léopard. Il appelle Olivier et s'adresse aux Français : « Sire compagnon et vous amis, vous le savez déjà ; l'empereur nous a laissé vingt mille Français ici, persuadé que pas un d'entre eux n'est lâche. Pour son seigneur, il n'y a pas de maux que l'on ne doive souffrir, le froid, le chaud, la perte même de son sang, de sa vie. Je suis fier de ma lance et de Durandal, ma bonne épée, que le roi me donna, et si je meurs, celui qui l'aura, ainsi que tout autre, pourra dire qu'elle appartenait à un noble vassal.» ”
