Étienne-Jean Delécluze

Étienne-Jean Delécluze

Résumé

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze Roland ou La chevalerie. Tome 2 (1845)

Quand Roland voit qu'il y aura bataille, il devient plus terrible qu'un lion ou qu'un léopard. Il appelle Olivier et s'adresse aux Français : « Sire compagnon et vous amis, vous le savez déjà ; l'empereur nous a laissé vingt mille Français ici, persuadé que pas un d'entre eux n'est lâche. Pour son seigneur, il n'y a pas de maux que l'on ne doive souffrir, le froid, le chaud, la perte même de son sang, de sa vie. Je suis fier de ma lance et de Durandal, ma bonne épée, que le roi me donna, et si je meurs, celui qui l'aura, ainsi que tout autre, pourra dire qu'elle appartenait à un noble vassal.»
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze Roland ou La chevalerie. Tome 2 (1845)

Le comte Roland n'est pas loin de Marsile. «Que le Seigneur mon Dieu te conduise à mal, lui dit-il, toi qui me tues ainsi mes compagnons ! Avant que nous nous quittions, tu
attraperas quelque coup, et tu sauras aujourd'hui le nom de mon épée.» En franc chevalier il s'élance sur le roi à qui il coupe la main droite, puis il tranche la tête au blond Jurfaleu ; c'était le fils de Marsile. Aussitôt les païens s'écrient : « Aide-nous, Mahomet! ô notre Dieu ! venge-nous de Charles ! Il a rempli notre terre de tels félons, qu'à moins qu'ils ne meurent, ils n'en déguerpiront jamais. »
Source : Gallica

Portrait de Étienne-Jean Delécluze Étienne-Jean Delécluze Roland ou La chevalerie. Tome 2 (1845)

« Félons Français, aujourd'hui vous vous mesurerez avec nous ; celui qui vous gouverne vous a trahis, et insensé est le roi qui vous a laissés à ce port. Charle-magne en perdra le bras droit de son corps, et la France sa gloire! » Dieu ! à peine Roland l'eut-il entendu que, dans une fureur douloureuse, il pique son cheval, le laisse courir à toute force, et va frapper le comte; il brise son écu, enlève son haubert, lui tranche la poitrine, et partage en deux l'échiné de son dos ; avec son épieu, il fait sortir l'âme de son corps qui roule à bas du cheval ; il a fait deux moitiés de son cou.
Source : Gallica

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