Résumé

La Chanson de Roland : traduction nouvelle à l'usage des écoles… (1885)

« Cette bataille nous saurons la tenir Car des Français le nombre est fort petit. Ceux qui sont là, tenons-les pour fort vils : Pas un vers Charles ne devra revenir ! L'heure est venue ; il leur faudra mourir! »
L'Archevêque Turpin l'entendit bien. Jamais sous le ciel il n'eut tant de haine contre un homme. Il pique son cheval des éperons d'or fin. D'un puissant élan il va le frapper, brise l'écu, rompt le haubert, lui enfonce son grand épieu dans le corps, le frappe si fort qu'il le fait chanceler ; à pleine lance il l'abat mort sur le chemin.
Source : Gallica

La Chanson de Roland : traduction nouvelle à l'usage des écoles… (1885)

Ce poème est l'expression la plus parfaite du patriotisme français.
La scène est en Espagne : à Cordoue, à Saragosse, à Roncevaux. Avant la mort de Roland, l'action ne se passe jamais en France. Et pourtant quelle place celle-ci n'occupe-telle pas dans le poème ! Elle en est l'héroïne comme Roland en est le héros.
Cette chère absente, la « douce France », la « Terre Majeur », est présente à tous les coeurs. Les Sarrasins en parlent avec une rage mêlée d'envie, les Français avec une tendresse respectueuse mêlée de regrets.
Source : Gallica

La Chanson de Roland : traduction nouvelle à l'usage des écoles… (1885)

Bien que le génie grec semble avoir créé dans ses oeuvres poétiques le modèle accompli de la beauté idéale et de la grâce élégante, et que ni la Chanson de Roland, ni aucune autre oeuvre moderne ne puisse se mesurer avec elles sous ce rapport, il s'en faut de beaucoup qu'on ait le droit de représenter notre épopée nationale comme un monument du mauvais goût et de l'inspiration barbare de nos pères. La Chanson de Roland constitue ou contraire un moyen admirable de développer chez la jeunesse l'intelligence de ce qui est vraiment beau.
Source : Gallica

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