Résumé

Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux… (1898)

Sainte Marie, secourez-moi ! M'aiderez-vous, sire abbé, à défendre mon droit? car, par le Dieu du ciel, j'irai savoir quel est l'homme qui l'a tué.
Je le tuerai ou il me tuera.
— Beau neveu, dit J'abbé, nous sommes des prêtres bénis et consacrés : nous ne pouvons être là où il y a mort d'homme.
— Hélas! dit Huon, voilà une pauvre parenté! Et vous, mes dix chevaliers que j'ai amenés de Bordeaux, m'aiderez-vous?
Tous répondent : - Oui, jusqu'à la mort.
- Que Dieu vous en sache gré! dit Huon.
L'abbé, pleurant à chaudes larmes, continue sa route avec ses moines.
Source : Gallica

Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux… (1898)

Dieu! quelle est cette ville? dit Charles au fier visage.
— C'est Bordeaux, dit Amauri. Le duc Seguin est mort il y a bien sept ans; il a laissé deux mauvais héritiers, Huon et Gérard, deux insolents garçons, qui ne vous reconnaissent ni ne vous servent.
Empereur, prenez un parti : donnez-moi de vos chevaliers; j'irai à Bordeaux avec des gens de mon lignage, je prendrai ces deux rebelles et je vous les amènerai à Paris, où vous pourrez les faire pendre.
— Je J'accorde volontiers, dit le roi.
— Sire, dit Naimes, vous avez grand tort : vous écoutez trop facilement les mauvaises paroles.
Source : Gallica

Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux… (1898)

Si Amauri avait fait cette trahison, il l'aurait avoué avant sa mort.
Tous les barons de France auraient beau me prier, je ne laisserai pas à Huon un pied de sa terre.
— Ah! sire, dit Huon, je vous en supplie encore, ayez pitié de moi !
— Tais-toi, fou, dit l'empereur. Vide ma cour, fuis : je te hais tant que je ne puis te voir.
— Empereur, dit Naimes, écoutez encore une parole. Réfléchissez à ce que vous faites. Quand les nouvelles iront par le pays que vous dépouillez ainsi ce damoiseau, que diront tous vos barons? Tous
diront que la vieillesse vous a fait perdre le sens.
Source : Gallica

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