“ Charlemagne, pardon ! ces voûtes solitaires Ne devraient répéter que paroles austères. Tu t’indignes sans doute à ce bourdonnement Que nos ambitions font sur ton monument. — Charlemagne est ici ! Comment, sépulcre sombre, Peux-tu sans éclater contenir si grande ombre ? Es-tu bien là, géant d’un monde créateur, Et t’y peux-tu coucher de toute ta hauteur ? — Ah ! c’est un beau spectacle à ravir la pensée, Que l’Europe, ainsi faite, et comme il l’a laissée ! ”
Charlemagne
Définition et enjeux
Charlemagne est une ville québécoise située dans la région de Lanaudière, nommée en l'honneur de l'empereur médiéval du même nom. Bien que le thème ici évoqué concerne cette localité, les réflexions historiques et culturelles portant sur Charlemagne, l'empereur, ont été abordées par des auteurs comme Victor Hugo ou Dante Alighieri, qui soulignent son rôle dans la civilisation européenne.
Ces approches varient, allant de son héritage militaire à son impact sur l'ordre social. La ville, liée à la figure historique par son toponymie, révèle ainsi une continuité symbolique entre le passé et le présent.
Citations sur “Charlemagne”
Georges Ozaneaux, Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1849)
“ Et vous, fiers paladins, dont les reflets brûlants Enflammaient les transports et guidaient les élans, Paraissez : que vos fronts tombent dans la poussière, Le fer de Charlemagne a revu la lumière !. Il brille sur le sein du monarque : soudain Une flamme nouvelle a fait battre son sein. Son corps semble grandir, son œil devient terrible, Et ses reins sont armés d'une force invincible. ”
Ferdinand Hervé-Bazin,
Les grandes journées de la chrétienté…
(1890)
“ Charlemagne, au contraire, civilisa l'Europe, tailla à coups d'épée les sociétés modernes, sauva le droit, fit régner l'ordre sans toucher à la liberté, respecta les assises nationales des champs de Mars ou de Mai, fit briller d'un vif éclat le flambeau des arts et des lettres, et planta la croix jusqu'aux forêts de la Germanie et jusqu'aux plaines du Danube. Voilà la vraie grandeur et la vraie gloire. Toute autre est trompeuse et fait aux peuples plus de mal que de bien. ”
Henri Faure, Dieu et patrie, épisodes militaires… (1897)
“ Enfant de la France, lui dit-il, à toi est confiée la plus belle et la plus glorieuse des missions. Réjouis-toi, noble fils de Charlemagne : à d'autres il a été donné de suivre Napoléon sur les champs de bataille ; à d'autres il a été donné de servir la Victoire sous ses yeux ; mais à toi seul le Ciel a réservé l'honneur de ramener les cendres du grand homme sur le sol de la patrie, de délivrer son ombre captive encore sur une plage ennemie, et de consoler tout un peuple, en lui rendant celui dont il a longtemps déploré le départ et les malheurs ! ”
J.-J.-L.-G. Monnin, Lettres d'un prolétaire à MM. les électeurs de 1817… (1817)
“ Au commencement de la seconde, le règne de Charlemagne brille comme un éclair au milieu des épaisses ténèbres d'une nuit orageuse. Ses descendans se disputent les débris de son Empire, les frères s'égorgent entr'eux, les vassaux s'élèvent, les Rois sont abaissés, les papes excitent toutes ces querelles; aidés de l'ignorance et de l'opinion, ils commandent à la force, ils excitent les sujets contre leurs Rois; nul frein à l'ambition, nulles bornes à la cupidité ; rien n'égale les horreurs de l'anarchie, si ce n'est celles de l'esclavage. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Le génie de Charlemagne plane sur la triple civilisation franque, germanique et lombarde. Il cherche à établir l’unité dans l’autorité en s’appuyant sur l’élément chrétien ; c’est la réalisation de la grande idée romaine. L’empire de Charlemagne, c’est l’invasion armée de la Neustrie par l’Austrasie, l’envahissement de la Gaule par la Germanie. La conquête romaine avait trop durement appesanti son joug pour qu’il n’y eût pas un retour des vaincus sur les vainqueurs dégénérés ; Charlemagne se chargea d’en diriger la marche. ”
Dante Alighieri,
La Divine Comédie
(1320)
“ Un homme d’une grande âme et d’un haut génie, Charlemagne, entreprit de tirer la société de cet abîme, de régulariser les rapports politiques et civils, d’organiser la justice publique, de relever l’instruction, de renouveler enfin la civilisation dont la barbarie avait presque effacé les derniers vestiges. ”
Adolphe Poisson, Heures perdues
“ L’eau sainte du baptême a coulé sur son front ! Charlemagne te vit dans son sublime rêve Briller ainsi qu’au ciel un astre éblouissant, Alors qu’il te taillait, du tranchant de son glaive, Sur les débris du monde, un empire puissant. Plus tard, fiers généraux, souverains magnanimes, Penseurs profonds, oui, tous ont à travers les temps, Tenu, grâce à l’éclat de leurs œuvres sublimes, Les esprits en travail, les peuples haletants. ”
Guillaume Véran, La Question du XIXe siècle, par G. Véran… (1866)
“ Charlemagne, capable de comprendre tout ce qui est juste et grand, rendit à ses Francs la liberté germaine : plus le génie est élevé plus il touche de près au naturel et au simple. Charlemagne est la haute personnification du génie militaire, administratif et religieux de la France du moyen-âge. Quand il ne peut s'entourer de tout son peuple pour la confection et la rédaction des lois; il a ses missi dominici qui parcourent les provinces de son vaste empire, pour lui en signaler les abus, pour lui rapporter les voeux des peuples. ”
Abel-François Villemain,
Cours de littérature française…
(1830)
“ Nul doute que c'est à Charlemagne qu'il faut reporter cette première influence. Songez en effet combien les hommes avaient l'imagination vive et facile à ébranler, dans ces temps du moyen âge. Puis, figurezvous Charlemagne, avec tout ce qu'il réunissait de majestueux, d'éclatant, d'inattendu; ses grandes entreprises, ce voyage de Rome, ce couronnement mystérieux, ses guerres d'Allemagne, ses guerres d'Espagne, ses luttes contre les Maures et contre les Saxons; puis cette magnificence, ces fêtes, ces tournois, cette cour d'Aix-la-Chapelle, qui semblait une merveille à l'Europe barbare ”
Franck de Bonnefoy, Douze questions et douze réponses sur le grave problème qui divise les esprits en France (1878)
“ Charlemagne dont la gloire fait oublier l'énergie et la prudence de son illustre père Pépin le Bref, Charlemagne à la fois sur tous les champs de bataille de l'Europe et tirant l'épée pour la dilatation du règne de Jésus-Christ, Charlemagne chantant les psaumes et visitant les classes, Charlemagne recevant la couronne impériale des mains du Souverain Pontife lui-même ; Charlemagne, bien certainement la plus grande figure de l'histoire du monde depuis l'invasion des Barbares, Charlemagne était un clérical ! ”
Charles Barthélemy, Erreurs et mensonges historiques… (1873)
“ De tout ce mélange et de ce pêle-mêle de races, de chefs de bandes, de chefs de canton, et d'hommes attachés à des seigneurs différents, Charlemagne fit autant de sujets, et d'une foule de petits peuples il s'efforça de former une grande nation. Il sut s'emparer des passions et des ambitions personnelles; il sut réunir, diriger et maîtriser les forces particulières et opposées, bâtir des villes et accomplir des merveilles avec des instruments de destruction. On le vit assigner et assurer à chacun sa place, imposer et maintenir l'obéissance, et créer à tous une communauté d'intérêts. ”
Lucien Bonaparte, Charlemagne, ou l'Église délivrée… (1814)
“ Charlemagne parti des remparts de Lutèce, Arrive aux pieds des monts ; la foule des guerriers Avide de combats, autour de lui se presse. II. Tous voudraient sans retard envahir l'Italie, Et gravir les sommets qui cachent à leurs yeux Ces plaines où jadis vainquirent leurs aïeux. Approuvant des soldats la bouillante furie, Charles règle des chefs l'essor impétueux ; Assis au milieu d'eux, Il leur expose ainsi son dessein magnanime : Nos bras se sont armés pour la religion ; L'intérêt de l'Eglise est le seul qui m'anime, Et mon cœur est exempt de toute ambition. ”
Oscar Havard,
Le Moyen âge et ses institutions
(1878)
“ A peine le poëte a-t-il chanté les funérailles de Roland qu'il célèbre la victoire de Charlemagne. Aux yeux des jongleurs, « la douce France » est le vase qui contient l'esprit de JésusChrist; il peut être brisé dans sa colère, il doit être réparé pour sa gloire. Même en face des discordes civiles et de la guerre étrangère, quand la royauté française lutte à la fois contre le duc de Normandie et le roi d'Angleterre, les bardes marchent toujours en avant, conduits par leurs songes sacrés. Le règne de Charlemagne est un âge d'or qu'ils étendent au présent et à l'avenir. ”
Abbé Desorges, De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)
“ Charlemagne, écrit-il, songea à tenir le pouvoir de la noblesse dans ses limites, et à empêcher l'oppression du clergé et des hommes libres. Il mit un tel tempérament dans les ordres de l'État, qu'ils furent contre-balancés et qu'il resta le maître. L'empire se maintint par la grandeur du chef; le prince était grand, l'homme l'était davantage... Son génie se répandit sur toutes les parties de l'empire. ”
Henri Lasserre,
Les Épopées françaises, par Henry Lasserre…
(1866)
“ « Et c'est ainsi, comme je viens de le dire, que quelques années après la mort de Charlemagne, les cantilènes mêlent le vrai et le légendaire. La voix des poëtes s'élève et frémit toutes les fois qu'ils prononcent le nom de Charlemagne, devenu déjà « le grand Empereur à la barbe chenue. » Ils vont répétant qu'il n'y aura jamais d'homme -pareil jusqu'au dernier jugement. Donnant à son corps la taille d'un géant, ils placent à côté de lui un ange qui est son ami familier, son conseil ordinaire. ”
“ Honneur à Charlemagne! Laissez-nous seuls tous deux.Tous sortent.SCÈNE V. DON CARLOS (_seul. Il s'incline devant le tombeau) . Es-tu content de moi? Ai-je bien dépouillé les misères du roi [85] , Charlemagne? Empereur, suis-je bien un autre homme? Puis-je accoupler mon casque à la mitre de Rome? Aux fortunes du monde ai-je droit de toucher? Ai-je un pied sûr et ferme, et qui puisse marcher Dans ce sentier, semé des ruines vandales, Que tu nous as battu de tes larges sandales? Ai-je bien à ta flamme allumé mon flambeau? Ai-je compris la voix qui parle en ton tombeau? —Ah! ”
James Bryce, Le Saint Empire romain germanique et l'empire actuel d'Allemagne (1890)
“ Une nouvelle nation venait de surgir, qui s'était lentement formée à l'école de la souffrance et à laquelle des actions héroïques donnaient enfin la conscience de sa force. La puissance de Charlemagne avait franchi les barrières de la nature et de la langue, barrières infranchissables pour son successeur, et qui se consolidèrent de plus en plus, jusqu'à réduire l'Empire lui-même à n'être plus qu'un vain nom. ”
Eugène Crépet, Les Poëtes français
“ « Malheur ! » dit Charlemagne, en fronçant ses sourcils Blancs et jetant des étincelles. « Sire, disait Turpin, ne souffrez pas ainsi Qu’un Africain maudit vienne croquer ici A votre barbe vos pucelles. » ”
Gustave Ducoudray, Histoire générale, depuis l'invasion des barbares jusqu'en 1610… (1883)
“ Charlemagne. — Charles le Grand ou Charlemagne (Carolus Magnus) fut un de ces hommes qui laissèrent, comme César et Alexandre, une trace profonde de leur passage sur la terre, un immortel souvenir. Gros et robuste, d'une taille élevée, ayant les épaules larges, les yeux grands et vifs, l'intelligence prompte, actif, intrépide, il ne quittait presque jamais le cheval et jamais l'épée. Courant sans cesse de la Gaule à l'Italie, de l'Italie à l'Allemagne, de l'Allemagne à l'Italie ou à l'Espagne, il combattit pendant plus de quarante ans. ”
“ Charlemagne, en effet, était un de ces très rares grands hommes qui sont aussi des hommes grands. Le fils de Pépin le Bref était colosse par le corps comme par l’intelligence. Il avait en hauteur sept fois la longueur de son pied, lequel est devenu mesure. C’est ce pied de roi, ce pied de Charlemagne, que nous venons de remplacer platement par le mètre, sacrifiant ainsi d’un seul coup l’histoire, la poésie et la langue à je ne sais quelle invention dont le genre humain s’était passé six mille ans et qu’on appelle système décimal. ”
Godefroid Kurth,
Les origines de la civilisation moderne…
(1891)
“ Charlemagne ! Ce personnage sans pareil, le plus grand de tous les rois chrétiens, remplit toute son époque, et forme un siècle à lui seul. Son étonnante supériorité est due, non pas à l'énorme prépondérance d'une faculté spéciale, comme chez beaucoup d'autres grands hommes, mais à l'harmonieux équilibre de toutes, réunies au suprême degré dans la même personne. Telle paraît être la nature particulière de son génie, qu'en rien il n'excède la mesure, et qu'il déploie en tout une grandeur soutenue et indéfectible. ”
“ C’est là que la mort le surprendra le 14 mars 840. Notre biographe a donc connu et approché Charlemagne — non pas certes le Charlemagne de la période héroïque, celui de la guerre d’Italie, de la guerre d’Espagne et des plus rudes campagnes de Saxe, mais le Charlemagne des années de gloire, qui, en 800 — assez peu de temps après l’arrivée au palais du jeune écolier de Fulda — alla recevoir à Rome la consécration solennelle de ses longs et fructueux efforts. Jusqu’en 814, il a vécu à la cour, a assisté aux cérémonies présidées par le souverain, a eu l’occasion de l’observer de près. ”
J. Meulet, Monographie de la commune de Carlucet… (1891-1904)
“ Mais, lorsque, dix siècles plus tard, Charlemagne recula au loin les bornes de son empire, lorsque le bruit de sa gloire et de la prospérité intérieure de son vaste royaume se fut répandu dans l'univers, tous les peuples furent fiers de l'avoir pour souverain. ”
Gaston Paris,
Histoire poétique de Charlemagne
(1865)
“ C'est une idée unitaire; aussi la personne de Charlemagne, considéré comme le type du roi de France, y est-elle glorifiée. La fidélité au souverain, l'exécution de ses ordres malgré tous les dangers, le dévouement absolu à la chrétienté, sont exaltés comme les vertus héroïques par excellence ; entre les principaux guerriers, groupés autour du trône, règne une parfaite union, fondée autant sur le sentiment de la solidarité religieuse et nationale et de l'attachement à l'empereur que sur la sympathie personnelle ”
Oscar Havard,
Le Moyen âge et ses institutions
(1878)
“ Messie guerrier, Charlemagne est, à ses yeux, le type absolu du prince chrétien; il plane au-dessus des ambitions humaines comme sa sagesse plane au-dessus de toutes les épées de la terre. S'il « cunquist Puille et tristute Calabre, » s'il « passat la mer salse, » s'il guerroie contre les Slaves, c'est non pour s'annexer des peuples, mais pour établir sur les nations le règne même du Christ. ”
Hippolyte Castille, Parallèle entre César, Charlemagne et Napoléon… (1858)
“ L'œil du bœuf voit plus grand que celui de l'homme. Pour nous, qui aimons à nous identifier avec le sentiment des masses, Charlemagne restera toujours le grand, le magnanime Karl, toujours conforme à l'esprit des poëmes et des légendes; merveilleux comme tout homme du commencement, consolant à l'esprit, plein de force et de foi, marchant en avant, entraînant son siècle, parce que son siècle sait que ce puissant chef s'avance à la conquête d'une régénération sociale. ”
Eugène d' Auriac, Étude historique sur la Saint-Charlemagne… (1882)
“ On peut apprécier, dit un historien moderne, toute la distance qui sépare la royauté barbare et l'empire chrétien de Charlemagne, en comparant à la truste des anciens chefs franks, batailleurs et amis des festins, le cortège de savants, de lettrés, de poètes, dont le fils de Pépin aima toute sa vie à s'entourer, et qui formait ce qu'on appelait l'Académie Palatine. ”
“ Charlemagne, dont l’empire avait le même centre et le même mode de génération que l’empire de Napoléon, prit et aggloméra autour de l’héritage de Pépin le Bref la Saxe jusqu’à l’Elbe, la Germanie jusqu’à la Saal, l’Esclavonie jusqu’au Danube, la Dalmatie jusqu’aux bouches du Cattaro, l’Italie jusqu’à Gaëte, l’Espagne Jusqu’à l’Èbre. ”
Emmanuel Gervais, Le Principe de la France et sa vraie dynastie… (1870)
“ L'Empereur Charlemagne convoqua-les assemblées générales, et elles portèrent d'excellents fruits, par cela seul que la nature avait doté Charlemagne du génie de l'homme d'état. Au Champ de Mars, au Champ de Mai, Charlemagne obtint la restitution volontaire des biens au profit des hommes libres, et parmi ces biens, le meilleur de tous, la liberté. ”
Charles Durand, Soirées littéraires, ou Cours de littérature à l'usage des gens du monde… (1828)
“ « Sous quelque point de vue que vous considériez le règne de Charlemagne, vous y trouverez toujours le même caractère, la lutte contre l'état barbare, l'esprit de civilisation ; c'est là ce qui éclate dans son empressement à instituer des écoles, son goût pour les savans, sa faveur pour l'influence ecclésiastique, tout ce qui lui paraissait propre à agir, soit sur la société entière, soit sur l'homme individuel. » (T.) de l'antiquité, ce ne serait pas saint Louis que je choisirais. ”
Ambroise Rendu, Cours d'histoire et de géographie… (1840-1841)
“ Ils y avaient réuni les riches dépouilles de toutes les contrées dévastées par eux : Charlemagne, après en avoir envoyé les prémices au pape, partagea le reste entre ses guerriers. Toutes ces expéditions étendirent l'empire des Francs des rives de l'Èbre à celles de l'Oder et de la Theiss, et des rivages de la mer du Nord aux extrémités de l'Italie. ”
Godefroid Kurth,
Les origines de la civilisation moderne…
(1891)
“ Elle constitue une vaste unité morale et intellectuelle, dont la religion forme le lien dans l'ordre spirituel, et dont la puissante personnalité de Charlemagne reste le centre dans l'ordre politique. C'est une unité vivante qui ne se confond pas avec l'uniformité, et qui n'exclut pas la variété. Charlemagne n'avait pas cru qu'il fallût, pour créer son empire, broyer impitoyablement toutes les nationalités, et reconstituer avec leurs débris, sur un plan factice, un édifice cosmopolite. ”
