Benjamin Guérard

Élements biographiques

Benjamin Guérard Revue des Deux Mondes

En aucune façon, et bien au contraire, il s’empresse de mettre sa vie sous la protection d’une force supérieure, et sa liberté avec sa fierté au service d’un patron ou d’un chef puissant. Là, dans ses bois, le Germain se voue au Germain, et l’individu est dans la dépendance de l’individu ; là est la terre des obligations et des services personnels ; c’est là qu’est né le vasselage ; c’est là qu’on reconnaît un seigneur, qu’on a recours à lui plutôt qu’à la loi, et qu’on promet fidélité à l’homme plutôt qu’au pays ou au souverain [2] .
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Benjamin Guérard La bienfaisance du baron de Montyon… (1826)

Ou dans nos temples saints prosterné sur la pierre, Il porte vers les cieux les soupirs de la terre, Et chante du Très-Haut la gloire et les bienfaits.
Mais quel prodige il offre à mes yeux stupéfaits!
C'est lui qui des Zeuxis, rouvrant l'antique école, D'un sublime pinceau décore une coupole ; Qui consacre à nos rois un palais immortel, Un marbre à nos guerriers, un temple à l'Éternel.
Telle, chère à la France et brillante de gloire, Se compose la cour des filles de Mémoire.
Chaque troupe, fidèle aux préceptes du beau, Fait briller à nos yeux un céleste flambeau
Source : Gallica

Benjamin Guérard Revue des Deux Mondes

La liberté qu’ils connaissaient, la liberté qui leur était chère et pour laquelle ils bravaient les dangers, était la liberté de faire le mal. Du reste, avides de posséder quelque chose, ils s’efforçaient à tout prix d’acquérir davantage ; et lorsqu’ils affrontaient la mort, c’était moins par dédain pour la vie, que par amour pour le butin. C’est en vain que la poésie, et l’esprit de système prennent à tâche d’exalter les Germains, de grandir et d’ennoblir leur caractère, et de les peindre comme ayant, par leur mélange avec les Romains, retrempé l’état social
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