Benjamin Guérard

Résumé

Benjamin Guérard La bienfaisance du baron de Montyon… (1826)

Imitez MONTYON et son zèle empressé.
On ne vit point en pleurs l'orphelin délaissé, A sa porte plaignant l'abandon qu'il endure, Redemander en vain un père à la nature.
Tout prend à son abord le souris du bonheur : Il adoucit la peine et calme la douleur ; La veuve, en le voyant, a suspendu ses larmes ; La douceur d'obliger seule a pour lui des charmes ; Tous ses plaisirs sont purs, tous ses pas des bienfaits , Et son cœur s'applaudit des heureux qu'il a faits.
Noble présent des cieux,doux pouvoir, sainte flamme, Qui du plus pur amour viens embraser notre âme
Source : Gallica

Benjamin Guérard La bienfaisance du baron de Montyon… (1826)

Dans les hasards rians qu'un jeune auteur affronte, La crainte d'un revers ne doit point l'arrêter' On triomphe avec gloire, on succombe sans honte; C'est mériter le prix que de le disputer.
Vous qu'une voix divine appelle en la carrière, Laissez l'Envie en feu s'agiter en arrière; Mais que de vos rivaux les généreux efforts Accroissent votre ardeur, redoublent vos transports : La fortune souvent à l'audace est unie, Et l'émulation est mère du génie.
Source : Gallica

Benjamin Guérard La bienfaisance du baron de Montyon… (1826)

Et, témoin de ses biens et de son industrie, Son cœur reconnaissant bénira sa patrie. 1 Plus loin je vois un sage, en ses écrits divins, Avec charme enseigner la morale aux humains; Et montrant à chacun son bonheur dans soi-même, Placer dans la vertu la volupté suprême. 2 Ainsi dans ses travaux l'un par l'autre excité Enrichit la science et sert l'humanité.
Au murmure flatteur de mille voix confuses, Le vainqueur apparaît dans le temple des Muses; Et d'un triomphe pur savourant la douceur, Aux rayons de la gloire épanouit son cœur.
Source : Gallica

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